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Publié par Pascal 12/08 10h25

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Diffusé le vendredi 6 septembre 2013 en première partie de soirée sur la chaîne France Ô, le documentaire inédit Bouncing Cats relate le programme salvateur ougandais de breakdance, le BPU. La danse comme thérapie universelle et accessible à tous. Une thérapie sociale qui va bien au-delà du simple plaisir corporel, car danser permet d’éprouver son appartenance à une communauté, de retrouver ses marques.

 

Auteur-réalisateur : Nabil Elderkin.

Production : Red Bull Media House.

 

Prix du meilleur documentaire, Urbanworld Film Festival.

Prix de la meilleure réalisation, Newport Beach Film Festival.

Prix du public DocUtah, Southern Utah International Documentary Film Festival.

Prix du public pour le meilleur documentaire, Bahamas International Film Festival.

 

Par Françoise Jallot :

« Je ne suis pas un politicien ni un soldat, je suis un B-boy… », déclare Abramz Tekya, l’artiste fondateur en 2006 du Breakdance Project uganda, le BPu. une organisation qui a pour objectif d’enseigner la danse, bien sûr, mais aussi et surtout de créer une mission fédératrice et de transmettre l’espoir – dans le corps et le coeur des enfants d’un pays en souffrance, l’Ouganda.

Abramz Tekya, grâce à la breakdance, a créé un mouvement de paix et de reconnaissance que le réalisateur australien Nabil Elderkin a voulu retracer avec beaucoup d’humilité et de sincérité. Malgré une enfance difficile, Abramz a réussi à garder une dose d’optimisme et a poursuivi sa route pour aider ses frères dans la misère : « J’ai perdu mes parents à l’âge de 7 ans. Le trésor que j’avais en moi, c’est la danse. Je peignais, dansais, rappais… Le hip hop, c’est tout ce que je possédais et c’est ça que je veux faire partager. »

La danse comme moyen de s’affranchir, de s’extirper d’un pays mutilé par la guerre, la dictature cruelle d’Amin Dada, la pauvreté extrême, la maladie, le sida… c’est cela que Bouncing Cats veut montrer. Influencé par Chubb rock, Lords of the underground, Big Daddy Kane, ll Cool J, Tribe Called Quest… et Crazy Legs, Abramz Tekya a cherché à battre le sol en rythme et en musique. Créer du mouvement et permettre aux enfants – soldats ou victimes de guerre – en quête d’identité de s’ouvrir au monde, de retrouver leurs racines et leur place dans la société.… Boucing Cats, c’est donc le récit d’un homme inspiré, celui d’un B-boy qui a cherché à rendre la vie meilleure et à susciter des vocations du nord au sud, de Kampala à Gulu, comme Shadia, Oscar, Hakim, Abdul… pour qui danser est devenu synonyme de liberté et de vie.

Le film est ponctué d’interventions d’artistes : Mos Def, Will.i.am, K’Naan… ainsi que le danseur de breakdance new-yorkais Crazy Legs, convié à faire partager son talent. « Je me sens comme un intrus ici. Pensez-vous que je vous exploite… car je détesterai ça… », s’interroge le rappeur, pourtant issu des quartiers démunis du Bronx, mais bouleversé, se sentant même privilégié lorsqu’il découvre ce pays d’Afrique de l’Est où plus de 30 % de la population vit en dessous du seuil de pauvreté. Une leçon d’humilité particulièrement émouvante.

Très local au départ, le BPU est un projet puissant qui s’est développé et qui a suscité l’intérêt de nombreuses autres organisations pour mettre en place des structures et participer activement à un mouvement d’éveil culturel. Car, comme le répète Abramz Tekya qui montre toujours la voie et travaille avec plusieurs ONG dans différentes régions du pays : « La danse est une thérapie qui permet de rassembler les gens. »

 

Crédit photo © Nabil Elderkin

 

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