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Publié par COLE / Pascal 20/09

 

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C'est ce lundi à 20h35 que l'excellente première saison de Modern family fait son apparition sur Paris première.

 

Habitude hélas bien française, la saison sera expédiée en deux temps trois mouvements. C'est cinq épisodes - format inférieur à 25 minutes - qui attendent les téléspectateurs lors de la première soirée ! Du gachis !

 

Episodes programmés ce soir de cette sitcom qui allie succès public et succès critique:

Chronique d’une famille peu ordinaire.

Mélo-Vélo.

Le chas de l’aiguille.

Devine qui vient dîner ?

De la poussière sous le tapis. 

 

Rappel de la chronique de Cole sur cette saison 1...Parue dans la rubrique "Séries ton classement impitoyable !"  :

 

Diffusion aux Etats-Unis sur ABC le mercredi soir à 21h00 aux Etats-Unis (Moyenne de la saison 1 : 9,48 millions de téléspectateurs). Créé par Christopher Lloyd (Frasier) et Steven Levitan (Just shoot me). Avec Ed O’Neil (Jay), Sofia Vergara (Gloria), Julie Bowen (Claire), Ty Burell (Phil), Jesse Tyler Ferguson (Mitchell) et Eric Stonestreet (Cameron).

 

Indice Spoiler : 0/5

 

Je vous parlais du pilote de « Modern Family » en septembre dernier en des termes bien peu élogieux. Une saison plus tard, me voilà bien obligé, une fois n’est pas coutume, de faire mon mea culpa. Modern Family est non seulement une excellente sitcom mais elle pourrait bien avoir ouvert une nouvelle boite de Pandore à un genre que l’on annonce mort et enterré depuis près de 10 ans.

 

Modern Family met en scène une grande famille, gentiment dysfonctionnelle, qui vit côte à côte dans une banlieue pavillonnaire américaine. Ils sont « séparés » en 3 clans : nous avons d’un côté le bougonnant Jay, retraité macho divorcé en survêt’ qui s’est remarié avec la flamboyante latino Gloria, de 20 ans sa cadette et qui a un fils, Manny, intello maladroit et « creepy ». De l’autre côté, nous avons le fils de Jay, à savoir Mitchell, avocat gay sobre et discret qui vit avec l’exubérant Mitchell, hilarant drama queen et obsédé par son nouveau rôle de père / mère au foyer. Les deux amoureux ayant en effet adopté une petite thaïlandaise. Et enfin, la fille de Jay, Claire, mère débordée et sur les nerfs qui vit avec son mari, Phil, éternel enfant irresponsable et leurs 3 rejetons, Hayley, l’ado rebelle, Alex la geek et Luke le benjamin un peu bêbête.

 

Les personnages atypiques et hauts en couleur sont aucun doute l’âme du show et l’alchimie entre eux fonctionnent à merveille. C’est la première réussite de Modern Family. Le casting et l’équipe créative sont magistralement parvenus à instaurer, et ce quasiment dès le pilote, un univers familial attachant, dans lequel le téléspectateur se sent bien, « comme à la maison » grâce à des personnages à l’excentricité certaine et à la fois suffisamment simple pour que le téléspectateur puisse s’y identifier. Un tel processus de fidélisation, indispensable à la sitcom et extrêmement difficile à instaurer, explique sans nul doute son succès immédiat. Le charme opère.

 

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Mais là où la série a carrément fait preuve du génie et fait ainsi figure de référence est qu’elle est tout simplement parvenu à réinventer la sitcom moderne. Son titre n’est ainsi pas un hasard. En effet, depuis maintenant quelques années et la fin de l’Age d’or de la comédie aux Etats-Unis, la sitcom est déchirée entre deux genres.

 

On a à ma droite les enfants illégitimes de Friends que l’on pourrait plus globalement regroupée sous l’appellation de « sitcom traditionnelle ». Ce sont toutes ces sitcoms qui tentent de faire renaitre le succès de la sitcom des années 90. Si Mon Oncle Charlie et Big Bang Theory cartonnent, la plupart des autres s’y sont cassés les dents : Gary Unmarried, Til’ Death, Accidentaly On Purpose, Worst Week et ainsi de suite… A ma gauche, nous avons la sitcom nouvelle génération, celle qui prend de plus gros risques sur la forme, en balayant par exemple les rires enregistrés, n’utilisant qu’une caméra et/ou prenant la forme d’un faux documentaire. Elles s’articulent principalement autour de « The Office » et se nomment 30 Rock, Parks & Recreation, Arrested Development, Community , Earl. Pour la plupart, elles ont également la particularité de ne pas s’articuler autour des thèmes phares de la sitcom : l’amour, la famille et l’amitié mais plus de l’univers professionnel. Résultat : la plupart d’entre elles ont des audiences très confidentielles.

 

Et puis… Modern Family fut. Là où tous ses prédécesseurs s’y sont cassés les dents (je n’ai volontairement pas cité How I Met Your Mother et Malcolm qui ont seulement ouvert la voie), Modern Family y est enfin parvenu. La série mêle intrigues familiales au genre mockumentary moderne avec brio, le tout grâce à un casting impeccable, à un scénario du tonnerre et à des répliques hilarantes. Elle appelle ainsi aux ficelles traditionnelles de la sitcom, presque jusqu’à l’arroseur arrosée, tout en bouleversant totalement la forme. La série est ainsi filmée comme un documentaire et propose des séquences « confessionnal », une première en comédie familiale.

 

Mais arrêtons de chercher midi à quatorze heures : Modern Family est avant tout une série drôle et irrésistible. Et drôle. Et irrésistible. Pour parler plus précisément du contenu maintenant, la série excelle avant tout sur ses mises en situation burlesques, voire carrément rocambolesques. Elle n’hésite pas à user de grosses ficelles en parvenant systématiquement à les détourner grâce, encore et toujours, à son écriture et son casting. Les personnages se contrebalancent tous les uns les autres, sont minutieusement exploités et surtout, autre recette du succès, aucun ne vole la vedette aux autres. Ce phénomène s’est fortement amplifié ces dernières années : Barney dans How I Met, Jack dans 30 rock, Ari dans Entourage… Modern Family parvient enfin à mettre en place un casting équilibré. Le dilemme qu’avait rencontré la production sur la question de savoir quel acteur devrait etre nommé aux Emmy le prouve bien. Que ce soit le vétéran Ed O’Neil, l’outsider de la comédie Julie Bowen ou même Eric Stonestreet qui obtient ici son vrai premier grand rôle, ils sont tous prodigieux.

 

De cette manière, il m’est impossible de choisir un personnage qui se démarque du lot. Ils sont tous leur aura comique, tous leurs qualités et leurs défauts et sont surtout tous très attachants. Si je devais toutefois choisir, j’en retiendrais 3. D’une part le personnage baroudeur de cette vieille branche d’Ed O’Neil. L’acteur a un talent comique infini et parvient en quelques minutes à faire oublier son personnage, pourtant mythique, de Ed Bundy. Son personnage de vieux conservateur au grand cœur est hilarant. Il écope souvent des intrigues les plus simples, comme quand il pense que l’un de ses amis est gay ou quand il achète des objets improbables comme son cultissime majordome chien mais parvient inébranlablement à les rendre drôle. Autre personne génial : Phil, le père enfant et gaffeur car tout le monde peut se reconnaître en lui. Et enfin, l’énormissime Cam, dont la moindre des interventions est à tomber par terre. La force du personnage est d’incarner le gay ultime sans pour autant verser dans trop de clichés. Croyez-moi, Modern Family sera encore là très longtemps.

 

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Meilleur épisode de la saison : 1.13 - Fifteen percent

Pire épisode de la saison :1.06 - Run for my wife

 

Conclusion : Donner un coup de fouet au genre ultra codé de la sitcom est un défi relevant de l’impossible. Pourtant, Modern Family parvient à réaliser l’incroyable : moderniser la sitcom familiale qui n’était, jusqu’ici, pas parvenu à franchir le cap des années 90. Le résultat est un pur délice. Non seulement, elle gagne son pari avec brio mais grâce à des intrigues inspirées, des dialogues hilarants et surtout un casting exceptionnel, la série se positionne, en une saison seulement, comme la meilleure nouvelle sitcom familiale des 10 dernières années. Retenez bien son nom, c’est une série sur laquelle il va falloir compter !

 

COLE. Twitter : http://twitter.com/Cole4616

(Crédit photos ©  ABC/ DR. ).

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zeb 20/09/2010 14:23



Vu que j' aime faire durer le plaisir, je ne regarderai que deux ou trois épisodes maxi et j' enregistrerai le reste.


Je regrette moi aussi cette diffusion d' épisodes en rafale.



Eurovista 20/09/2010 12:02



Je regarderai ce soir. mais je trouve aussi dommage de faire autant d'épisodes en une seule soirée. La série se terminera déjà dans 5 semaines, alors qu'aux Etats-Unis, elle s'étale sur 6 mois.



@llo 20/09/2010 10:37



Meilleure série comique de la saison, et de loin ! A ne pas louper ! Des scènes jubilatoires !



VeneS 20/09/2010 10:24



Et récompensé au nez et à la barbe de GLEE aux Emmy.



TLC 20/09/2010 10:21



J'enregistre car Castle sur la 2 ;) C'est vrai que c'est hallucinant ces programmations 4 par 4 ou là 5 par 5 ! Le vendredi, c'est pareil sur Comédie avec 4 épisodes à la suite de
l'inédit The Middle.