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Publié par Pascal 16/02 6h30

 

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A découvrir ce mercredi 16 février à 20h35 sur France 2 un téléfilm inédit : La femme qui pleure au chapeau rouge.

 

Prix d'interprétation féminine pour Amira CASAR au Festival de la fiction TV 2010 de La Rochelle. Et prix d'interprétation masculine pour Thierry FREMONT au même festival.

 

Une fiction mise en scène par Jean-Daniel VERHAEGHE, coatueur du scénario avec Joëlle GORON.

 

Avec Amira CASAR, Thierry FREMONT, Judith DAVIS, Pascal ELSO, Stéphanie GESNEL, Ariane ASCARIDE, Isabelle RENAUD.

 

Dora Maar (1907-1997) était ravissante, brune, intelligente, artiste. Photographe talentueuse, elle travaillait avec les plus grands : Brassaï. Cartier Bresson. C’était une jeune femme libre, sensuelle, indépendante et dotée d’une réputation sentimentale sulfureuse. Rien ne pouvait plus convenir à Picasso... L'histoire d'une femme amoureuse qui a subi la cruauté d'un génie.

 

Amira Casar à propos de Dora Maar : "Il se trouve qu’elle me fascine depuis très longtemps. Je suis véritablement entrée en empathie avec elle. Sur un mode quasi obsessionnel, il faut bien le dire ! Je m’explique. D’abord, j’ai découvert son œuvre jeune, notamment en travaillant avec le photographe Paolo Roversi, très influencé par le surréalisme et les solarisations de Man Ray. Et j’ai été littéralement saisie : Dora Maar m’a, comme tant d’autres, comme Picasso, subjuguée par son regard. Un des regards les plus fascinants, les plus dangereux, du XXe siècle. On y lit tous ses paradoxes d’artiste. Glacé mais envoûtant, accessible mais sophistiqué : tour à tour vous invitant et vous tenant à distance. Étrangement, alors qu’elle a été une figure incontournable de l’histoire de l’art, alors qu’elle a été la femme rayonnante, la femme-phare du mouvement surréaliste, elle est aujourd’hui éclipsée. Ensuite, il se trouve que l’on m’a souvent dit que je lui ressemblais. Y compris certains auteurs surréalistes (comme James Lord) qui l’avaient connue et que j’ai rencontrés adolescente. Disons qu’il y a peut-être une sorte de coïncidence, un petit quelque chose physique… En tout cas, tout cela concourt à ce que je me sente, en tant que comédienne, investie d’une sorte de mission, secrète et enflammée : rétablir Dora Maar à sa juste place en tant qu’artiste. Le film de Jean-Daniel Verhaeghe a représenté une occasion de m’acquitter de cette mission. C’est-à-dire d’incarner, au sens fort du mot, Dora Maar. Ou plutôt de donner sur elle, à travers le connu et l’inconnu, à travers ce que l’on sait d’elle et ce que l’on ignore – et à travers ce qu’elle évoque en moi, dans le labyrinthe de mes pensées et de mes passions –, un point de vue sur elle".

 

Crédit photo © Jacques Morell - France 2.

 

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Valisan 18/02/2011 10:23



Qui pourrait me donner l'auteur des morceaux de musique classique que l'on entend dans le film.  Merci



Chantal V. 17/02/2011 17:50



Picasso avait l'art de célébrer les femmes et non pas de les humilier. Sa position dominante d'artiste puissant l'a conduit à établir des relations "complexes" avec des femmes elles mêmes
"complexes" comme Dora Maar. Ainsi était-il très complice avec Nusch, son amie et non sa maîtresse de l'après midi. Un ami comme beaucoup de femmes aimeraient avoir.



LOG 17/02/2011 17:35



J'ai adoré ce film, Amira Casar est d'une beauté sans nom et Thierry Frémont dans cette interprétation est excellent.. Pour moi jusqu'ici il était transparent.. Je l'ai découvert hier soir...
et  j'ai aussi découvert Picasso,  son côté narcissique, et son jeu favori d'humilier "ses" femmes...



Chantal V. 17/02/2011 10:17



Le film présenté hier au soir est aux antipodes de la réalité historique. Le personnage de Picasso interprété par Thierry Frémont manque de consistance. La personnalité du peintre catalan était
robuste. Tout est caricature. Les débordemants de la sexualité semble transformer le peintre en un baiseur débridé. Là aussi on se trompe de visage.


Pour apprendre beaucoup de choses sur ce sujet, lire cet ouvrage :


Nusch, portrait d'une muse du Surréalisme publié chez Artelittera en 2010. Nusch était une amie de Picasso, l'épouse de Paul Eluard. Oui Paul Eluard a proposé à Nusch de coucher
avec Picasso. Mais Nusch n'a pas couché avec le peintre. Mais elle fut le modèle du peintre. Et Picasso a réalisé avec le visage de la jeune femme ses plus beaux portraits de femme.