16 Février 2011
A découvrir ce mercredi 16 février à 20h35 sur France 2 un téléfilm inédit : La femme qui pleure au chapeau rouge.
Prix d'interprétation féminine pour Amira CASAR au Festival de la fiction TV 2010 de La Rochelle. Et prix d'interprétation masculine pour Thierry FREMONT au même festival.
Une fiction mise en scène par Jean-Daniel VERHAEGHE, coatueur du scénario avec Joëlle GORON.
Avec Amira CASAR, Thierry FREMONT, Judith DAVIS, Pascal ELSO, Stéphanie GESNEL, Ariane ASCARIDE, Isabelle RENAUD.
Dora Maar (1907-1997) était ravissante, brune, intelligente, artiste. Photographe talentueuse, elle travaillait avec les plus grands : Brassaï. Cartier Bresson. C’était une jeune femme libre, sensuelle, indépendante et dotée d’une réputation sentimentale sulfureuse. Rien ne pouvait plus convenir à Picasso... L'histoire d'une femme amoureuse qui a subi la cruauté d'un génie.
Amira Casar à propos de Dora Maar : "Il se trouve qu’elle me fascine depuis très longtemps. Je suis véritablement entrée en empathie avec elle. Sur un mode quasi obsessionnel, il faut bien le dire ! Je m’explique. D’abord, j’ai découvert son œuvre jeune, notamment en travaillant avec le photographe Paolo Roversi, très influencé par le surréalisme et les solarisations de Man Ray. Et j’ai été littéralement saisie : Dora Maar m’a, comme tant d’autres, comme Picasso, subjuguée par son regard. Un des regards les plus fascinants, les plus dangereux, du XXe siècle. On y lit tous ses paradoxes d’artiste. Glacé mais envoûtant, accessible mais sophistiqué : tour à tour vous invitant et vous tenant à distance. Étrangement, alors qu’elle a été une figure incontournable de l’histoire de l’art, alors qu’elle a été la femme rayonnante, la femme-phare du mouvement surréaliste, elle est aujourd’hui éclipsée. Ensuite, il se trouve que l’on m’a souvent dit que je lui ressemblais. Y compris certains auteurs surréalistes (comme James Lord) qui l’avaient connue et que j’ai rencontrés adolescente. Disons qu’il y a peut-être une sorte de coïncidence, un petit quelque chose physique… En tout cas, tout cela concourt à ce que je me sente, en tant que comédienne, investie d’une sorte de mission, secrète et enflammée : rétablir Dora Maar à sa juste place en tant qu’artiste. Le film de Jean-Daniel Verhaeghe a représenté une occasion de m’acquitter de cette mission. C’est-à-dire d’incarner, au sens fort du mot, Dora Maar. Ou plutôt de donner sur elle, à travers le connu et l’inconnu, à travers ce que l’on sait d’elle et ce que l’on ignore – et à travers ce qu’elle évoque en moi, dans le labyrinthe de mes pensées et de mes passions –, un point de vue sur elle".
Crédit photo © Jacques Morell - France 2.
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