Semaine critique ce 5 novembre : Rocard, Finkielkraut, Gauchet...

 

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Depuis début septembre, France 2 diffuse, en 2ème partie de soirée, la nouvelle émission culturelle de Franz-Olivier Giesbert : « Semaine critique ! ». Ce nouveau rendez-vous est consacré aux débats d’idées et à l’actualité culturelle. Franz-Olivier Giesbert est entouré d’intervenants du monde de la culture. David Abiker, Fabrice d’Almeida, Caroline Fourest, Elisabeth Lévy, Adélaïde de Clermont-Tonnerre, Marion Ruggieri alternent chaque vendredi. Ces agitateurs font débat en compagnie d’invités. Et Nicolas Bedos les rejoint pour sa « Semaine mythomane ».

 

Au sommaire ce vendredi 5 novembre 2010 :

 

• LE CHOC DE LA SEMAINE

Avec les invités :

Marcel Gauchet, philosophe Auteur de « L’Avènement de la démocratie. A l’épreuve des totalitarismes 1914-1974 » (Gallimard).

Michel Rocard, ancien Premier Ministre Auteur de « Si ça vous amuse. Chronique de mes faits et méfaits » (Flammarion).

Alain Finkielkraut, philosophe Auteur de « L’interminable écriture de l’extermination » (Stock).

Corinne Maier, essayiste Auteur de « Tchao la France, 40 raisons de quitter votre pays » (Flammarion).

Et les agitateurs présents : David Abiker, Fabrice d’Almeida, Marion Ruggieri et Elisabeth Lévy

 

• LA « SEMAINE MYTHOMANE » DE NICOLAS BEDOS

 

• « QUELLE SEMAINE ! »

Débat sur les sujets d’actualité qui fâchent, avec la bande d’agitateurs.

 

Crédit photo © France 2 / Laurent Denis.

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J
<br /> <br /> Bonne émission ! on ne s'ennuie pas ! de bons échanges, de bonnes reflexions, ...le plaisir de retrouver Finkielkraut, Gaucher....Cette femme inssuportable qui a pondu un bouquin sur 'quitter la<br /> France' a bien fait de partir....Nulle, sans intérêt, on pouvait se demander ce qu'elle faisait sur le plateau! Voilà bien une émission qui m'encourage à ne pas acheter le bouquin de cette idiote<br /> ! tout le reste était très bien !<br /> <br /> <br /> <br />
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C
<br /> <br /> <br /> Marcel Gauchet: «une oligarchie se substitue aux élites»<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> Réforme des retraites, blocages, radicalisation, manifestants etc. Autant de thèmes abondamment commentés depuis plusieurs semaines. Ce matin Marcel Gauchet, père de l'expression «<br /> Fractures sociales », apportait une analyse différente de la crise. Entre « anxiété sociale » et retour à une oligarchie d'Ancien régime.<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> Dans le marasme ambiant entourant le conflit autour de la réforme des retraites, il est rare d’entendre un autre discours que celui rabâché par les ministres en service commandé devant<br /> défendre coûte que coûte la position du gouvernement, ou celui des opposants à la réforme, souvent tout aussi attendu, même s'il bénéficie davantage de notre sympathie.<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> Invité de France Inter ce matin, Marcel Gauchet - historien et philosophe – posait le problème d’une autre façon. Selon lui «le conflit des retraites est le problème de l’avenir par<br /> excellence». Une immense crise d’incertitude se fait jour parmi les manifestants. Ces dernier demandent aux politiques de les rassurer sur ce que sera la société en 2030, 2040 mais les<br /> politiques ne leurs opposent que l’échéance qui les intéresse, c'est-à-dire 2012 et l'élection présidentielle.<br /> <br /> Cette « anxiété sociale » n’est pas prise en compte par les politiques qui confisquent le débat. «Ces problèmes ne peuvent être résolus que par une délibération collective plus large<br /> que celle des parlementaires. Les parlementaires, une fois élus, n’ont pas à débattre seulement entre eux.» De plus, ce débat sur les retraites ne peut avoir lieu sans une certaine<br /> pédagogie vraisemblablement absente dans le gouvernement. La réforme des retraites est trop complexe pour que la population débatte des termes techniques (ajustement financier, législation<br /> sociale, etc.). L’évolution de la société nécessite de reposer de grands principes. L'inventeur du terme de « fracture sociale » constate que « la technique gouvernementale dans ce cas<br /> précis consiste à nous embrouiller en mélangeant la technique et les principes ». « La solution se trouve dans le dialogue entre politiques et opinion mais nous ne savons pas faire<br /> ça en France ». Effectivement l’empressement du gouvernement à faire voter la réforme n’est pas synonyme de débat populaire. Jean-Pierre Raffarin confirmait d’ailleurs ce matin, au<br /> micro de RTL, le vote de la réforme par les sénateurs dans la journée ou au plus tard cette nuit.<br /> <br /> Cette confiscation du pouvoir par nos représentants, censés agir dans nos intérêts, est perçue comme une « dérive oligarchique » par le philosophe. Dans toutes les démocraties, ces<br /> oligarchies sont pilotées par des « élites ». Dans notre société, celles-ci opèrent une fracture entre les instruits et ceux considérés comme non instruits. Cette forme de pouvoir engendre<br /> des sociétés profondément inégalitaires alors même que sont prônées les valeurs démocratiques. Marcel Gauchet explique que la période est spécifique au retour des anciens régimes qui<br /> s’accompagne d’une hiérarchie sociale. Le non instruit est considéré comme un archaïque, « vous ne savez rien, laissez nous faire ». En laissant faire, ces gens travaillent ensuite<br /> dans leurs propres intérêts. « On passe donc d'une élite à une oligarchie. »<br /> <br />  Concernant la radicalisation du mouvement, Marcel Gauchet apporte une autre analyse que<br /> celle servit par la majorité qui se plait à agiter le mouchoir de la France « prise en otage » par une minorité de contestataires. Prétextant ainsi le clivage entre la rue et l’opinion pour<br /> faire passer leurs mesures comme la réquisition cette nuit de la raffinerie de Grandpuits, symbole de la contestation. Selon lui les mouvements de masses - dont la grève générale est le<br /> mouvement suprême - sont en net recul depuis plusieurs années. Les syndicats représentent aujourd’hui à peine 8% des salariés. Les masses ayant disparues, elles ont laissé place à des<br /> groupes centrés sur leurs propres intérêts. Pourtant elles ne sont pas coupées du reste de la population. Il s’étonne même que celle-ci s’accommode parfaitement des opérations de blocages,<br /> grèves ou autres actions revendicatrices.<br /> <br /> Il explique en partie cela par le fait qu’il existe en France une « tradition de radicalisation politique d’avant-garde ». On remarque une « légitimité absolue conquise par le<br /> principe selon lequel chacun défend ses intérêts. » Lorsque la population se dit favorable au mouvement, sans pour autant adhérer aux idées ou aux actions entreprises (telles que les<br /> blocages par exemple), elle considère comme légitime le fait de manifester si ces personnes se sentent lésées. Pour Marcel Gauchet, «  les blocages font vraiment partis du paysage<br /> aujourd’hui car c’est une forme d’expression normale dans le débat des acteurs. ».<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> voilà ... <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br />
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C
<br /> <br /> OUPS ! cela ne fonctionne pas ... <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> http://www.marianne2.fr/Marcel-Gauchet-une-oligarchie-se-substitue-aux-elites_a198763.html<br /> <br /> <br /> <br />
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C
<br /> <br /> un article lu dans Marianne à propos de Marcel Gauchet que je vous recommade :<br /> <br /> <br /> http://www.marianne2.fr/Marcel-Gauchet-une-oligarchie-se-substitue-aux-elites_a198763.html<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> sinon, l'émission, malgré certains travers, était interessante et agréable à suivre ... <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> <br />
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C
<br /> <br /> un plateau interessant, curieux surtout d'entendre Marcel Gauchet, un philosophe iconoclaste et père de l'expression " la fracture sociale " ... <br /> <br /> <br /> <br />
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