Shoah, de Lanzmann, rediffusé en intégralité sur Arte (2 soirées).





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A l’occasion du 65ème anniversaire de la libération d’Auschwitz, ARTE rediffuse intégralement, en deux fois, l’oeuvre monumentale de Claude Lanzmann, SHOAH (France, 1985, 9h).


Ce mercredi 20 et le emrcredi 27 janvier 2010 à 20h35 dans les « Mercredis de l’histoire.


Treize prix internationaux du Meilleur documentaire, dont un César 1986, le Prix 1986 du Festival de Rotterdam et deux Prix BAFTA 1987 (cinéma et TV).


“L’action commence de nos jours à Chelmno-sur-Ner, en Pologne. À 80 kilomètres au nord-ouest de Lodz, au coeur d’une région autrefois à fort peuplement juif, Chelmno fut en Pologne le site de la première extermination de juifs par le gaz. Elle débuta le 7 décembre 1941. Quatre cent mille juifs y furent assassinés en deux périodes distinctes : décembre 1941-printemps 1943, juin 1944-janvier 1945. Le mode d’administration de la mort demeurera jusqu’à la fin identique : les camions à gaz. Sur les quatre cent mille hommes, femmes et enfants qui parvinrent en ce lieu, on compte deux rescapés : Mikael Podchlebnik et Simon Srebnik. Celui-ci, survivant de la dernière période, avait alors 13 ans et demi : son père avait été abattu sous ses yeux, au ghetto de Lodz, sa mère asphyxiée dans les camions de Chelmno. Les SS l’enrôlèrent dans un des commandos de “juifs au travail” qui assuraient la maintenance des camps d’extermination et étaient eux-mêmes promis à la mort…” (Extrait du texte d’introduction diffusé au début du film)


Claude Lanzmann a retrouvé des rescapés juifs des camps d’extermination. Il a traqué les nazis qui se cachaient et réussi à les filmer clandestinement. Il est retourné sur les lieux, dans les villages limitrophes de Chelmno, Ponari, Treblinka, Sobibor, Auschwitz, pour interroger les témoins polonais. Ni fiction – tous les protagonistes ont été en contact direct avec les camps –, ni documentaire – il ne s’agit pas d’une compilation de souvenirs –, Shoah est avant tout un film de la mémoire (Claude Lanzmann parle, lui, d’“immémorial”) qui abolit la distance entre le passé et le présent.


Sans recourir aux documents d’archives – il n’y a pas un cadavre dans cette oeuvre pétrie de mort – ni aux “images chocs”, Shoah (“anéantissement”, “destruction”, en hébreu) démonte les rouages de la “solution finale”.


Phot : Henrik Gawkowski, le Cheminot polonais, engagé par les SS, habitait le bourg de Malkinia, à environ dix kilomètres de Treblinka. Crédit © DR. 



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P
<br /> A regarder au moins une fois dans sa vie, indispensable !<br /> <br /> <br />
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