A voir ce soir à 20h35 sur France 5, le documentaire inédit Somalie, la saison des pirates. Le golfe d'Aden est devenu une zone à risques pour
tous les navires. Comment les équipages se protègent-ils des prises d'otages ? Quelle protection assurent les autorités internationales ? Qui sont les pirates et que cherchent-ils ?
Pendant plusieurs mois, des îles Seychelles aux côtes somaliennes, Olivier Joulie est allé à la rencontre de patrons de pêche, de militaires et même de pirates… Son enquête, très
fouillée, trahit le désarroi qui règne dans une région où se multiplient les prises d'otages.
Par Christine Guillemeau :
"Sur deux millions de kilomètres carrés, de l'océan Indien au golfe d'Aden, la zone est devenue celle de tous les dangers. En 2009, plus de deux cents navires y ont été victimes d'actes de
piraterie. Pétroliers géants, bateaux de croisière ou de pêche, nul bâtiment n'est à l'abri. A Port-Victoria, les équipages des thoniers espagnols ne cachent pas leur inquiétude. Sauf miracle, ils
ne devront compter que sur eux-mêmes pour repousser les assauts des pirates. Ce n'est plus le cas de leurs collègues français. Les armateurs des neuf bateaux de pêche engagés dans la région ont
fini par mettre la main à la poche. Pour un montant estimé à 2,5 millions d'euros, ils s'assurent désormais de la présence à leur bord d'une soixantaine de fusiliers marins.
Afin de sécuriser la région, l'Europe a mis sur pied en 2008 l'opération Atalante. Un dispositif engageant frégates et avions de patrouille. Une protection jugée, par beaucoup, insuffisante.
D'autant que, pénétrant en Somalie, et notamment dans le Puntland, Olivier Joulie mesure que l'appât du gain pousse de plus en plus de Somaliens vers la délinquance. Ils obtiennent parfois des
millions d'euros pour libérer les navires dont ils ont pris le contrôle. Les causes de l'explosion de cette criminalité maritime sont limpides pour Sayid Aden Cade, le maire du village d'Hobyo :
« La pêche intensive des gros bateaux étrangers détruit la faune. Ils puisent dans nos ressources naturelles et le poisson disparaît peu à peu. Nos pêcheurs, avec leurs simples filets, n'ont
pas les moyens de lutter et ils deviennent de plus en plus pauvres... » Aucune raison en vue pour que les pirates remisent bientôt leurs skiffs et leurs kalachnikovs".
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Nelson
06/02/2010 09:39
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Bonjour,<br />
sujet interessant et bien documenté.<br />
Cependant, le business très profitable de la piraterie ne peut trouver comme argument voire comme origine la présence des senneurs industriels, qui d'après le reportage, ne pêchent pas dans les<br />
eaux somaliennes mais en haute mer.<br />
Il y a sans doute eu dans le passé des abus, mais rien n'empêche ces populations cotières de retourner en pêche. Il est par contre bien plus rentable d'aller capturer un navire de commerce...<br />
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Il est un peu simple de dire que la piraterie résulte du pillage des eaux Somaliennes. Il ne faut pas oublier qu'elle existe depuis de nombreuses années.<br />
Les raisons premières sont sans doute liées à la présence des pécheurs étrangers, mais si le pays avait été stable, les bases arrières des flotilles de thonniers seraient sans doutes en Somalie;<br />
avec pour concéquence une possibilité pour les pécheurs locaux de participer à la pêche et d'etre engagé sur les navires. Cela se passe déjà comme ça en Mauritanie ou d'autres pays de l'Ouest de<br />
l'Afrique. Il ne faut toute fois pas occulter la surpêche et ses dérives qui appauvrissent le milieu marin, mais cessont de ramener au simple fait de la présence des thonniers , l'expension de<br />
la piraterie. D'autres facteurs, tel l'appat du gain (armateurs verreux, Mafia etc...) et l'extremisme religieux (Al Quaida et besoins de financement...) sont à prendre en compte.<br />
d'ailleurs, un grand nombre de bateaux pris en Otage en 2009 sont des cargos ou des yacths.<br />
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erci de cet excellent reportage. Avant j’ai toujours accepté la version courante que les pirates somaliens sont dangereux et qu’ils mettent en danger le commerce international qui transite par<br />
l’océan indien. Pour la première fois je vois comment les bataux français et espagnols pêchent des poissons dans les zones somaliennes sans remords. L’armée française aide ces bateaux<br />
chalutiers à pêcher autant qu'ils veulent ces poissons, et les espagnols voudraient à leur tour être protégés par leurs propres armée comme les pêcheurs français. En désespoir de cause ils ont<br />
finit à avoir recours à des mercenaires - quels problèmes qu'ils ont! À la lumière du film je comprends les pirates somaliens<br />
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