8 Juillet 2010
Au lendemain de l'annonce par Europe 1 de l'arrivée sur son antenne de Nicolas Demorand, ce dernier s'explique dans Le
Parisien. Il va sur Europe pour bosser avec Alexandre Bompard, qui dit-il, est d’une très grande vivacité, d’une très grande mobilité d’esprit, et sait susciter l’enthousiasme. 'Et puis
j’ai une relation familiale avec cette radio. C’est là que mon frère Sébastien a commencé sa carrière de journaliste alors que j’étais jeune normalien'.
Ce n'est pas une façon de tourner le dos à France Inter, après les polémiques de ces derniers jours, assure-t-il, mais juste un choix personnel. 'Je suis entré à Radio France en 1997, j’ai eu beaucoup de joie à exercer ce métier avec la liberté absolue de le faire comme je l’entendais ; présenter la matinale d’Inter était l’un de mes rêves professionnels, je l’ai réalisé… France Inter est une radio haut de gamme, impeccable, elle le restera. Je sais la définition du service public qu’a Philippe Val : elle est pure et enthousiaste'.
Ce qu'il va faire à Europe 1 ? Alexandre Bompard lui a proposé de reconstruire, à deux ans de la présidentielle, un grand carrefour d’information entre 18 h 30 et 20 h 30. 'A cette heure-là, l’écume des événements a déjà commencé à se poser, on va la mettre en débat de mille manières'.
Le départ de Nicolas Demorand m’a un peu surpris, déclare de son côté Philippe Val, patron de France Inter. Mais cela prouve que le privé vient faire son marché sur le service public, où nous avons des talents, réplique-t-il... 'Mais cela ne traduit pas un malaise. Il y a des talents en interne, des gens qui viennent proposer leurs services. Nous allons continuer à travailler sur la prochaine grille pour offrir aux auditeurs des choses qui les honorerons'.
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