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Enfance abusée : une série de 8 témoignages ce mardi soir sur France 2.

Enfance abusée : une série de 8 témoignages ce mardi soir sur France 2.

Dans le cadre de la case documentaire INFRAROUGE présentée par Marie Drucker, France 2 propose ce mardi 20 novembre à 23h15 « Enfance abusée » écrit et réalisé par Eric Guéret.

8 témoignages au plus près d’une vie et d’une longue et douloureuse reconstruction. Une production Morgane avec la participation de France Télévisions.

La pédophilie est un fléau. 3,5 millions de Français ont été victimes de violences sexuelles dans leur enfance. Huit victimes nous racontent avec pudeur les violences sexuelles qu’elles ont subies, les conséquences désastreuses sur leur vie, et le long parcours de reconstruction qui les a amenés à la résilience.

Les témoignages :

- Andréa Bescond, 42 ans, comédienne, danseuse, violée de 8 à 12 ans par un ami de la famille ;

- Ingrid Hild, infirmière, violée par son père de 10 à 16 ans ;

- Kévin Massé, 30 ans, ouvrier, violé par son entraîneur de foot de 6 à 17 ans ;

- Laurent Boyet, 45 ans, policier, violé par son frère de 16 ans, de l’âge de 6 à 9 ans ;

- Mathilde Brasilier, 58 ans, écrivaine, journaliste, violée par son père jusqu’à l’âge de 10 ans ;

- Sébastien Lopez, 35 ans, ouvrier ; sa fille a été victime des ateliers du goût du directeur d’école de Villefontaine à l’âge de 6 ans ;

- David Guillemois, 48 ans, professeur d’EPS, agressé sexuellement par sa tante et marraine vers 7/8 ans ;

- Corinne Bouchoux, 52 ans, Sénatrice, agressée par un prêtre à l’âge de 7 ans.

A 00h25, dans la foulée du documentaire, Marie Drucker ouvre le débat « Comment réduire le nombre d’enfants victimes des pédophiles ? ». Elle reçoit en plateau Sébastien Boueil, fondateur de l’association « Colosse aux pieds d’argile », ancien rugbyman et victime d’abus sexuels dans son enfance et Maud Petit, Députée du Val-de-Marne, présidente du groupe d’études des violences intrafamiliales, co-présidente du groupe d’études des droits de l’enfant.

La pédophilie est un fléau. 3,5 millions de Français ont été victimes de violences sexuelles dans leur enfance. Huit victimes nous racontent avec pudeur les violences sexuelles qu’elles ont subies.

Au-delà des faits, les témoins décrivent les conséquences désastreuses que ces viols ont eues sur leur vie, mais aussi le long parcours de reconstruction qui les a amenés à la résilience.

Les violences sexuelles ont, au moment des faits, un effet de sidération qui paralyse les victimes. Elles sont généralement incapables de parler et de raconter ce qu’elles ont subi. Manipulés pour satisfaire les plaisirs des adultes, les enfants sont la plupart du temps sous emprise et se taisent par peur, par culpabilité, parce qu’ils craignent de ne pas être crus. Parfois les victimes mettent en place des défenses psychologiques et oublient les événements traumatiques qu’elles ont vécus des dizaines d’années auparavant.

Un enfant abusé souffre d’un sentiment de culpabilité, de manque de confiance, de dévalorisation de soi. Les ravages sur sa vie entière sont parfois terribles. Souffrance psychique, trouble du comportement alimentaire, addiction à l’alcool et aux drogues, dépressions, tentatives de suicide… les violences sexuelles détruisent l’être à petit feu.

Pour arriver à mieux vivre et commencer un travail de reconstruction, il faut parler. Mettre des mots, comprendre ce qui s’est passé, ce qu’on a enfoui et pourquoi. Après la parole, on a parfois recours à la justice…quand il n’est pas trop tard et que le délai de prescription n’est pas dépassé.

Ce qui apparaît inacceptable pour les victimes qui ont le courage de nous parler, c’est de découvrir l’énorme complaisance et le laxisme des institutions face à ces violences. Chaque affaire portée sur la place publique révèle, sans exception, la liste de tous ceux qui savaient et qui ont laissé faire. Le soutien de l’Eglise aux actes pédophiles des prêtres. Les non-dits sur le comportement de certains professeurs de l’éducation nationale ou certains encadrants sportifs. L’entourage, les parents, la famille, les amis qui savent sans parfois se l’avouer et restent inactifs. Les policiers qui assistent impuissants aux crimes de récidivistes qu’aucune victime n’ose dénoncer. Il y a une omerta incompréhensible qui entoure la pédophilie en France. Un déni coupable.

Plus que le simple récit d’une violence insupportable, ce film est aussi un message d’espoir. Pour certaines victimes, la résilience est possible. Il est possible de retrouver la sérénité alors même qu’on a subi de telles violences. On ne peut pas effacer le passé, mais on peut se reconstruire. A condition de regarder la réalité en face et de briser le silence qui tue.

France 2

Crédit photo © Morgane Prod

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