19 Juin 2024
À l’adolescence leur monde s’est effondré : inquiètes de ne pas avoir leurs règles, elles découvrent qu’elles ne pourront jamais porter la vie. Comme une femme sur 4.500, Anaïs, Déborah et Océane sont atteintes du syndrome MRKH. Nées sans utérus, toute grossesse leur est impossible. Elles témoignent dans un document inédit proposé ce mercredi 19 juin à 22h45 sur la chaîne Téva.
Un documentaire de 55 minutes, réalisé par Charlotte Ingignoli Lavocat et Clara Gilles.
Anaïs, Déborah et Océane nt dû affronter ce terrible deuil, chacune à sa manière : Anaïs dans la colère, pour Océane le désarroi et Déborah le sentiment de trahison venant de son propre corps. Mais un espoir fou leur a permis d’espérer l’impossible : la greffe d’utérus.
Réalisée pour la première fois en Suède en 2014, cette opération hors-norme fait l’objet d’un essai clinique dans l’équipe du Professeur Ayoubi à l’hôpital Foch de Suresnes. Un véritable exploit scientifique, mais surtout humain. Car cette opération n’est possible qu’à travers le don d’une personne de la même famille que la receveuse. En 2018 Déborah est ainsi la première française à pouvoir en bénéficier grâce au don de sa maman. Deux ans plus tard naissait sa petite Misha. Elle est aujourd’hui enceinte de son deuxième enfant, le dernier qu’elle peut accueillir avant le retrait de la greffe. Véritable porte-parole de cette prouesse médicale, elle est synonyme d’espoir pour toutes les femmes atteintes de ce syndrome.
Anaïs, elle, se prend enfin à rêver de porter la vie aux côtés de son mari Franck. L’opération aura lieu dans quelques jours. Sa donneuse n’est autre que sa sœur aînée, Aurélie. Beaucoup d’étapes les attendent encore. Car l’équipe médicale insiste : l’opération n’est réussie qu’à partir du moment où elle permet une naissance.
En parallèle les équipes préparent déjà la troisième greffe. Océane devrait pouvoir recevoir l’utérus de sa maman Gaëtane dans quelques mois. Entre doute et espoir, les examens s’enchaînent pour s’assurer de leur compatibilité mais aussi pour vérifier la fertilité d’Océane et de son conjoint Medhi. Rien est fait, tout peut s’arrêter à n’importe quel moment.
Jusqu’où irions-nous pour porter la vie ? Pourquoi donner son utérus ? Que cherche-t-on à réparer ? Comment un tel exploit médical est-il possible ? Un film de femmes, de maternité, de science et de miracle, est-il annoncé.
Actu des médias par 2 passionnés, amateurs. Et tweets perso.
Voir le profil de leblogtvnews.com sur le portail Overblog