11 Avril 2025
À quelques semaines de l'ultime match de sa carrière à Roland-Garros, Richard Gasquet a accordé un entretien exclusif à Eurosport : une heure d'échanges, de souvenirs et d'anecdotes sur sa carrière en compagnie des consultants Eurosport, Arnaud Clément, Nicolas Mahut et Eric Deblicker.
Le programme Richard Gasquet à cœur ouvert sera diffusé ce dimanche à 13 heures sur Eurosport - et sur Max via Eurosport - avant la finale du Rolex Monte-Carlo Masters. L'entretien sera également diffusé à 17 heures puis disponible à la demande.
Extrait, sur les raisons de sa retraite : « C'est vraiment le niveau et le classement car je n'ai pas de souci avec les voyages, ni pour m'entraîner. Jouer des matches ne me pose pas de souci non plus. Simplement, je suis moins bon sur le court. Quand tu es français, Roland-Garros, c’est le mieux pour arrêter. Je savais que je m'arrêterais là. Et ça tombe parfaitement. C'est le moment de le faire. »
Extrait, sur ses ambitions en début de carrière : « Le côté ''tu vas y aller, tu vas massacrer tout le monde'', ce n'était pas trop mon truc. J'aurais peut-être dû l'avoir davantage dans ma carrière. J'avais plus l'humilité de me dire ''ça va être difficile, ça commence''. Il y avait beaucoup d’insouciance mais je ne me suis jamais dit : ''je vais tout torcher, je vais être le numéro un''. Je savais que je jouais très bien, que forcément j'avais des aptitudes et que j'allais certainement aller très haut. Mais je gardais toujours un peu de mesure par rapport à ce qui pouvait arriver. »
Sur la victoire en Coupe Davis 2017 : « Si on perdait cette rencontre, je sentais que ma carrière était finie. Je ne pourrais pas me remettre d’un truc pareil. [...] Niveau sensation et émotion, l'avant-match, les vestiaires et la pression, c’est bien au-dessus des demies et quarts de Grand Chelem que j'ai gagné en cinq sets. Je n’ai jamais ressenti ça, même à Roland-Garros. C’est largement au-dessus des autres. »
Sur sa relation avec Nadal : « Je le connais depuis tout jeune, il a quinze jours de plus que moi. On s’est connu aux Petits As. Combien de fois on m’a dit ''Nadal, tu l’as battu à 13 ans...'' On m’en a parlé 10000 fois. On a fait toute notre carrière ensemble. En 2009, quand j’étais au fond du gouffre, il a été là. Ça m’a donné de l’énergie et fait plaisir. Ça signifiait beaucoup. La comparaison n’a pas été facile car on a été au coude à coude au début et après, ça a été compliqué et pas que pour moi, d’ailleurs. On a joué les mêmes tournois, je l’ai vu toutes les semaines de ma vie quasiment. Lui s’arrêtait le dimanche, moi c’était plus le jeudi ou vendredi [rires]. C’est incroyable ce qu’il a réalisé, c’est un champion énorme, en dehors du court avec du respect et de la politesse. Ce qu’il laisse en dehors, c’est aussi quelque chose. »
Ses adieux à Roland-Garros : « J'ai un peu de mal à anticiper. La première fois que tu rentres sur le court, on s’en souvient tous. Il y a toujours une première fois quand tu joues au Roland-Garros, c'est quelque chose d'extraordinaire. Là c'est une dernière fois, c'est une expérience que je n'ai jamais connue. Forcément, le Lenglen, c’est un court que j’adore où j'ai énormément gagné. Je m'y sens très bien. Mais pour les derniers matchs, j'aimerais quand même jouer sur le Central. »
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