19 Juillet 2025
Le dimanche 17 août, ARTE consacrera sa soirée au cinéaste américain Tim Burton avec la diffusion de Dark Shadows, suivi d'un portrait documentaire inédit.
À 20h55, Dark Shadows de Tim Burton.
Avec Johnny Depp, Eva Green, Helena Bonham Carter, Michelle Pfeiffer, Jonny Lee Miller, Christopher Lee, Bella Heathcote (2012).
En 1752, Joshua et Naomi Collins quittent Liverpool, en Angleterre, pour prendre la mer avec leur jeune fils Barnabas, et commencer une nouvelle vie en Amérique. Mais même un océan ne parvient pas à les éloigner de la terrible malédiction qui s’est abattue sur leur famille.
Vingt années passent et Barnabas a le monde à ses pieds, ou du moins la ville de Collinsport, dans le Maine. Riche et puissant, c’est un séducteur invétéré… jusqu’à ce qu’il commette la grave erreur de briser le cœur d’Angelique Bouchard. C’est une sorcière, dans tous les sens du terme, qui lui jette un sort bien plus maléfique que la mort : celui d’être transformé en vampire et enterré vivant.
Deux siècles plus tard, Barnabas est libéré de sa tombe par inadvertance et débarque en 1972 dans un monde totalement transformé…
À 22h50, Tim Burton, un monstre de cinéma. Un documentaire inédit de Sophie Peyrard.
Du sombre au polychrome, de la dépression à la joie pure, de l’humour macabre à la poésie : depuis ses premiers pas dans le cinéma d’animation puis dans la réalisation, au tournant des années 1980, Tim Burton conjugue avec sa patte inimitable les tourments de l’enfance et les doutes de l’âge adulte au travers d’antihéros mélancoliques, de monstres incompris et de perdants magnifiques…
Émaillé d’extraits de films et de savoureuses archives, où transparait la personnalité introvertie et excentrique du réalisateur, weirdo autoproclamé, ce documentaire explore avec malice une filmographie magistrale qui a tout de l’autoportrait.
Il y a d’abord Vincent (1982), l’histoire d’un petit garçon qui, plutôt que d’aller jouer dehors, préfère se mettre dans la peau d’un acteur de films d’horreur qui l’obsède. Puis Lydia, l’ado gothique de Beetlejuice (1988), seule capable de voir les spectres squattant la demeure familiale. Ou encore Monsieur Jack (1993), qui épouvante le bon peuple en dévoyant bien malgré lui la magie de Noël… Mais le personnage où Tim Burton a mis le plus intime de lui-même est sans aucun doute son Edward aux mains d’argent (1990) – alter ego aux yeux tristes, dessiné dans ses carnets depuis l’adolescence et incarné, comme souvent dans sa filmographie, par Johnny Depp : un être doux mais inadapté à une société du paraître, que ses étranges talents transforment en bête de foire.
D’Ed Wood (1994) à Big Fish (2003), les films les plus personnels du réalisateur restent ses plus émouvants. Un hommage à celles et ceux qui, comme lui, voient dans l’invisible, bousculent les convenances et ne rentrent dans aucune case…
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