La série Un prophète, avec Sami Bouajila et Mamadou Sidibé, proposée dès ce lundi 2 mars sur Canal+.

La série Un prophète, avec Sami Bouajila et Mamadou Sidibé, proposée dès ce lundi 2 mars sur Canal+.

Écrits par Abdel Raouf Dafri et Nicolas Peufaillit avec la collaboration d’Enrico Maria Artale, les épisodes de la série Un prophète seront programmés à partir de ce lundi 2 mars en soirée sur Canal+. Deux à la suite, puis un seul chaque début de semaine.

D’après le film de Jacques Audiard.

Parmi les interprètes, Sami Bouajila, Mamadou Sidibé, Ouassini Embarek, Salim Kechiouche, Matthieu Lucci, Naïlia Harzoune, Faued Nabba, Hugo Dillon, Rachid Guellaz, Guilaine Londez, Moussa Maaskri, Alice Da Luz, Idir Azougli…

Marseille, aujourd’hui. Pris dans l’effondrement d’un immeuble, Malik, un jeune Mahorais, réussit à s’en sortir mais est arrêté pour possession de drogue. En prison où la guerre des clans fait rage, il doit vite trouver des alliés. Massoud, un promoteur immobilier aux activités plus ou moins légales, lui propose sa protection en échange de sa loyauté. Mais Malik se rend compte qu’il n’est qu’un pion dans le jeu de Massoud et qu’il devra s’emparer du pouvoir pour survivre.

Format 8 x 52'

La série Un prophète, avec Sami Bouajila et Mamadou Sidibé, proposée dès ce lundi 2 mars sur Canal+.

Enrico Maria Artale, réalisateur de la série :

"Réaliser la série Un prophète a suscité chez moi à la fois un énorme enthousiasme et une appréhension : l’honneur de revisiter un film marquant, et la crainte d’une imitation. Le chef-d’œuvre de Jacques Audiard a constitué pour moi une référence majeure depuis sa sortie, alors que j’étais encore en école de cinéma. Cela était un véritable défi et c’est ce qui m’a attiré.

Je voulais ajouter un défi supplémentaire : pas uniquement se distinguer du film mais aussi de la plupart des séries, en évitant une approche trop industrialisée, ce dont j’avais souffert lors de certaines de mes expériences sérielles. Cette série est le fruit d’un processus créatif très différent, assez personnel. En étant le seul réalisateur, avec une liberté artistique sur l’écriture et la production, j’ai pu intégrer certaines des pratiques du cinéma indépendant expérimentées sur mon dernier film : tourner dans l’ordre chronologique, réécrire durant la production, tenir tout le temps la caméra, rechercher une proximité physique avec les acteurs et leur laisser une liberté émotionnelle sur le plateau.

Tout cela a été fait dans le but ultime de renforcer la cohérence et la profondeur des personnages, et de les plonger plus véritablement dans l’univers singulier de la ville de Marseille, pour explorer des conflits contemporains liés aux discriminations fondées sur la richesse, la race, la religion et la sexualité.

J’ai souhaité inscrire le récit dans une réflexion politique où la dimension éthique prend le pas sur les mécanismes et les clichés du genre, aujourd’hui souvent surexploités. À l’inverse, l’inspiration mystique puisée dans nos références cinématographiques permet de construire une épopée intime, juste et profondément engageante pour le public. L’idée était donc de trouver un équilibre original entre cinéma d’auteur et narration sérielle, mêlant à la rigueur classique une tension hyperréaliste, presque documentaire.

L’image parfois très stylisée ou naturaliste, le décor de la prison modernisée aux espaces colorés et surréalistes, la musique qui mélange une inspiration baroque avec des sonorités électroniques, tout cela participe à cet oxymore entre lyrisme et brutalité, pour proposer une expérience visuelle, émotionnelle et existentielle inédite."

Crédit photos © Christian Mantuano - Canal+.

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