Dans les salles dès ce mercredi, La chaleur, le nouveau film de Stéphane Demoustier.

Dans les salles dès ce mercredi, La chaleur, le nouveau film de Stéphane Demoustier.

Dans les salles dès ce mercredi 8 juillet, La chaleur, un film de Stéphane Demoustier (L'inconnu de la grande arche, Borgo, La fille au bracelet). D'après le roman de Victor Jestin.

Bande-annonce ci-dessous.

Parmi les interprètes, Hadrien Hussein, Tristan Richard, Martina La Manna.

Il fait anormalement chaud sur les plages des Landes et Marouane, 17 ans, passe sa dernière journée au camping avec une angoisse : le corps qu’il a enseveli la veille sur la plage va-t-il apparaître au grand jour ? Marouane se demande par ailleurs s’il n’est pas en train de tomber amoureux de la charmante Giulia.

Stéphane Demoustier : "La chaleur raconte surtout un état mental, celui de Marouane qui vit 36 heures presque irréelles. Je voulais donner à ressentir les sensations qu’il éprouve, cette impression de flottement dont il ne peut plus se départir. Toute la mise en scène accompagne ce mouvement. Les ralentis, la récurrence de certaines images mentales, la surinterprétation de certains sons environnants, sont autant d’éléments sensoriels qui expriment l’état second dans lequel se trouve Marouane, qui décrivent le décalage qu’il éprouve désormais par rapport au réel. Comme s’il n’avait pas encore pris toute la mesure de ce qu’il est en train de vivre."

Le film a été tourné à Contis, dans les Landes, un territoire marqué par l’empreinte de l’Océan. "La mer y est impétueuse, menaçante. Cette fougue décrit assez bien celle inhérente à l’adolescence. L’Atlantique n’est pas dénué de grâce bien sûr car ses vagues sont sublimes. On le ressent parfaitement lorsque Marouane et Giulia écoutent Wagner au rythme du flux et du reflux de l’Océan. Mais il contient cette énergie qui peut aussi tout submerger. Sans parler des baïnes - ces courants maritimes que seuls les initiés parviennent à deviner - qui tuent chaque année. Il y a donc une puissance et une intranquillité propres à ces territoires, et à l’adolescence aussi. Ces résonances irriguent le film. L’extrême chaleur, désormais partie intégrante de notre réalité, traduit un dérèglement. Après la nuit qu’il a vécue, Marouane éprouve dans sa chair, en son for intérieur, cette sensation de dérèglement. Il est plus exposé, plus vulnérable que jamais. Le vent, les insectes, la chaleur, tous les éléments naturels sont rendus perceptibles et participent de l’oppression qui s’exerce sur Marouane."

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