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Publié par François 18/11 MAJ 12h30






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Documentaire inédit sur France 5 ce soir à 20h40 : "Srebrenica, plus jamais ça !" . Un reportage annoncé comme exceptionnel et bouleversant.





Onze ans après le génocide de Srebrenica, le journaliste Morad Aït-Habbouche retourne en Bosnie. Avec un témoin de choix, Jean-René Ruez, qui a enquêté pour le Tribunal pénal international sur les massacres, et à l'aide de documents inédits, il explique ce qu'il s’est passé et pourquoi les criminels courent toujours. 




Le réalisateur Morad Aït-Habbouche met en lumière le travail considérable du responsable de la commission mandatée par le TPI. 


Pendant six ans, Jean-René Ruez a en effet consacré tout son temps à enquêter sur la campagne d'extermination menée par les Serbes contre les musulmans bosniaques après la chute de Srebrenica, le 11 juillet 1995. 


Il a réuni des centaines de documents, des images rares - un film tourné par les militaires serbes, les extraits d'un reportage d'un journaliste serbe ou encore des photos aériennes prises par l'armée américaine. 


Il a relevé les moindres indices sur les lieux des massacres, recoupé et vérifié les informations, recueilli les témoignages d'un tueur repenti et de quelques miraculés, assisté à l'exhumation des corps. Et ainsi reconstitué ce qu'il appelle "l'axe de la mort". 


Sur soixante-dix kilomètres, de Srebrenica à Pilica, une dizaine de sites d'exécution et quarante-trois charniers se succèdent. Ici, la 10e unité de sabotage a mis en oeuvre un scénario macabre. Entre le 11 et le 16 juillet 1995, ses membres ont traqué, trié, parqué, humilié, avant d'assassiner, souvent à la chaîne, des milliers d'hommes, tous musulmans. 


Près de huit mille personnes ont été tuées en moins de six jours. Dans le hangar de Kravica, dans la ferme de Branjevo ou encore dans la maison de la culture de Pilica, partout, Jean-René Ruez sait exactement ce qu'il s'est passé. 


Avec Morad Aït-Habbouche, il refait le chemin, raconte son enquête. Un manque de volonté politique Le commissaire français a témoigné plusieurs fois devant le Tribunal pénal international. Il a démontré que ces actes avaient été organisés, planifiés, et apporté la preuve de la culpabilité de hauts responsables militaires et policiers jugés à La Haye. Pourtant, la justice se heurte au manque de volonté politique. 


Les autorités serbes refusent toujours de livrer les principaux responsables : Mladic et Karadzic. La communauté internationale demeure impuissante. Quant à tous les exécutants - ils seraient treize mille au total -, ils relèvent de la justice locale. 


Mais, au tribunal de Sarajevo, les moyens sont limités. Branjo Gojkovic, chef des membres de la 10e unité de sabotage que le réalisateur a retrouvé, peut encore couler des jours paisibles en Bosnie. 


Pendant ce temps, les familles attendent encore que les restes d’un fils, d’un père, d'un frère soient identifiés pour leur être rendus, avant de rejoindre le mémorial de Potocari. Elles espèrent toujours que toute la lumière sera faite sur ce génocide.




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fayolle 19/11/2007 15:46

est-il possible de savoir si le chant qui démarre et clôt le film est disponible en disque ou téléchargement?