A voir sur Arte le 2 février ! Vers 19 heures, diffusion du reportage du journaliste Gwen Le Gouil, enlevé au Puntland (nord-est de la Somalie) le 16
décembre dernier alors qu'il enquêtait sur le trafic des immigrés clandestins. Libéré après 9 jours, le journaliste a réussi à filmer ses ravisseurs à leur insu pendant sa captivité.
Un film de 36 minutes : "Somalie : partir ou mourir".
"Un reportage sous forme de carnet de route pour essayer de comprendre ce qui pousse des femmes, des enfants, des vieillards, à prendre le risque de mourir en mer plutôt
que de survivre dans un pays en ruine.
Depuis la chute des Tribunaux islamiques en décembre 2006, la Somalie est dirigée par le gouvernement fédéral de transition, appuyé par la Somalie et les Etats-Unis. Aujourd'hui, ce gouvernement
fantoche ne parvient toujours pas à rétablir l'ordre ni à contrôler la capitale, Mogadiscio, livrée au chaos. Les " insurgés ", résistants nationalistes et combattants islamistes, harcellent tous
les jours les miliciens du gouvernement et l'armée éthiopienne qui répondent en bombardant les quartiers nord de Mogadiscio. Face à ce regain de violence, 500 000 civils ont fui la capitale en
moins d'un an. C'est l'exode.
Ces derniers mois, des dizaines de milliers de candidats à l'exil ont tenté la périlleuse traversée du golfe d'Aden vers le Yémen. Deux ou trois jours de mer, entassés à plus de cent-vingt
personnes par barque. Ce voyage coûte 150 dollars par passager. D'après les Nations unies, ils ont été 50 000 à tenter la traversée en 2007.
Après dix jours de reportage à Mogadiscio pour tenter de comprendre cette ville ravagée par la guerre civile, je me suis rendu au point d'embarquement des clandestins, à Bossasso, dans le nord du
pays. Témoin gênant d'un trafic d'êtres humains, je me suis fait enlever par des passeurs. Le même jour, 250 clandestins disparaissaient en mer à quelques encablures de la plage…" (Gwen
Le Gouil)