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La série Damages, avec Glenn Close, dès le jeudi 28 février sur C+.





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Canal+ débutera le jeudi 28 février la diffusion de la série américaine Damages. Trois épisodes à  20h50, 21h45, 22h35. Respectivement le pilote, "Jesus, Mary and Joe Cocker" et "And my paralyzing fear of death".




En vedette, la géniale Glenn Close. lauréate d'un Golden Globe pour son rôle.




Rappel ci dessous de la chronique du pilote, par Cole. Elle date de l'automne dernier ;)




Cast. Produit et écrit par Glenn et Todd Kesler (Les Sopranos). Avec Glenn Close, Rose Byrne, Ted Danson et Tate Donovan (The OC)


 

Le Pitch
.  Patty Hewes est l’une des procureurs les plus redoutées et les plus impitoyables de l’Amérique toute entière, et pour cause, elle a décidé de mener bataille contre les dirigeants corrompus des plus grandes firmes multinationales. Quand Ellen Parsons, jeune première, est recrutée par sa firme, elle n’a aucune idée du milieu dans lequel elle s’embarque …


 

Premier Avis


Voilà enfin un grand pilote. Un scénario percutant et intelligent, une réalisation de maitre, des enjeux colossaux et passionnants. Mais surtout … Une interprétation incroyable en la personne de Glenn Close.
Comment pourrais-je vous faire ressentir la classe ultime de Glenn Close dans ce pilote ? C’est bien simple, on dirait que c’est elle qui a inventé le mot ‘charisme’. Elle surpasse même la sublime Candice Bergen de Boston Legal. Glenn Close est majestueuse, Glenn Close est magistrale, Glenn Close est monumentale, un modèle d’élégance, de froideur exaltante, d’aura envoutante et redoutable, d’égocentrisme exacerbé, de force remplie de mystères et de failles jamais perceptibles, intouchable, machiavélique, parfaite. Je ne trouve même plus les mots pour la qualifier. Sa seule présence à l’écran suffit à vous faire frissonner. C’est le genre de femme qui pourrait vous dire n’importe quelle phrase, même la plus terrible futilité, avec une classe insoupçonnée. 

 
Il faut toutefois reconnaître qu’elle est aidée par son personnage fantastique, Patty Hewes, une grande avocate redoutable, un véritable piranha, qui a bâtit son succès sur des affaires prestigieuses en poursuivant de grandes compagnies. Chaque saison suivra en fait une affaire différente qui montera crescendo au fil des 13 épisodes. Vous vous doutez donc bien qu’on ne suivra pas l’affaire de la boulangère du coin, comme dans Close to Home, mais bien des affaires fleuves, à l’image du film Erin Brockovich. Ce format inédit donne une côté feuilletonant, assez rare pour une série juridique, qui rend l’affaire encore plus palpitante car l’on s’y investit dès le départ. Damages n’a rien d’une série procédurale classique, sa construction est digne des meilleurs schémas de thrillers hollywoodiens, sa narration est parfaite. 

 
L’épisode commence bien puisque l’on suit la fin de la précédente affaire de Patty Hewes et l’on comprend tout de suite le caractère du personnage. Elle doit trouver un arrangement dans une affaire de licenciement massif et la défense lui propose 25 millions de dollars. Vous me direz, c’est pas mal, oui sauf que Patty en veut 150 millions. Le gars de la défense lui rit légitimement au nez, sauf qu’il ne sait pas encore qu’il à faire à Glenn Close. Le pauvre. Elle se lance alors dans un bluff magnifiquement orchestrée en faisant croire que le jury s’apprête à rendre son verdict et qu’il sera positif. Il finit donc par accepter les 150 millions de dollars. Et quand il se rend compte de la supercherie, il n’hésite pas à traiter Glenn de, je cite, ‘pute mal baisée’, terme qui lui va finalement assez bien. Et il rajoute ‘Si tu étais un homme, je te casserais la gueule’. Et elle a alors cette réplique formidable : ‘Et si tu étais un homme, je serais inquiète’. Le ton est donné.

 
La série est en fait bâtie et filmée comme un véritable polar d’auteur, avec le côté sombre et sale qui va avec, ce qui contribue à rendre le show visuellement encore plus réel et palpable. L’action est menée de main de maitre, le ton sonne parfaitement juste, on pénètre véritablement dans l’ambiance du show, sans jamais en sortir. Cette saison suit donc la bataille sans foi ni loi de Patty contre Arthur Frobisher, un homme d’affaire corrompu et très puissant qui a ruiné tous ses employés. Le plus agréable est finalement que l’on sent que les scénaristes maitrisent parfaitement leur intrigue, ils savent où ils veulent en venir, tellement bien que les histoires partent dans tous les sens mais l’ensemble apparait finalement, tant bien que mal, parfaitement ficelé. 



En fait, l’épisode est ponctué de courts flash-forwards (flashback dans le futur) où l’on voit la jeune recrue de Patty Hewes traumatisée et remplie de sang, six mois après le début de l’investigation. On sait donc que l’affaire va mal tournér mais on ne sait ni comment, ni pourquoi. L’enquête en devient encore plus excitante … Tous les ingrédients sont donc réunis pour faire exploser la série.

 
Le postulat de départ est donc le recrutement de cette nouvelle associée. Elle donne d’ailleurs occasion à une scène majestueuse entre Glenn Close et Rose Byrne. En effet, cette dernière décline dans un premier temps l’offre de Patty Hewes pour la bonne cause que l’entretien est le jour du mariage de sa sœur. Et alors qu’elle est aux toilettes, au mariage donc, Patty surgit brusquement, un verre de cognac à la main, pour rencontrer Ellen. Et même aux toilettes, la classe de Glenn Close crève l’écran. Et la rencontre est ponctuée de répliques géniales que Glenn sait rendre irrésistible. Mais à ce niveau-là, il m’est difficile de continuer à vous parler de ce pilote tant je veux conserver les effets surprises si vous avez la chance de le voir.

 
On assiste en fait à une véritable partie d’échec entre les deux camps où chacun pense poser le plus gros pion avant que l’autre ne vienne les pulvériser avec un nouveau rebondissement. Le téléspectateur suit donc ce véritable jeu de massacre au travers des yeux d’Ellen qui se retrouve prise au piège de ce cercle infernal par son propre camp. Car si Patty maitrise son sujet, Ellen n’est que débutante et n’a pas encore acquis toutes les qualités de fin stratège que nécessite le job. Mais on sent tout de suite un énorme potentiel en Damages car le perdant pourrait finalement être celui que l’on n’attend pas …

 
La tension monte donc crescendo tout au long de l’épisode si bien que les 10 dernières minutes sont réellement bluffantes. On se rend bien compte que Damages fait figure de véritable thriller juridique. On passe d’une plan à l’autre, d’une scène à l’autre en quelques secondes, embarqué à bord d’une caméra énervée et avec un rebondissement toutes les 5 secondes, aussi incroyables les uns et les autres. On en a tellement plein les yeux qu’on ne sait plus où donner de la tête. On se contente de plonger dans les coulisses du grand pouvoir, où tous les coups bas sont permis. C’est juste du grand art. En effet, on ne ressort pas indemne du pilote de Damages. Notre cerveau a véritablement été accaparé pendant 50 minutes d’intensité et de bonheur. On a l’impression de sortir d’une séance de cinéma. Vite, la suite !


 
En deux mots : Après avoir sublimé The Shield, Glenn Close confirme une nouvelle fois l’étendue de son talent et de sa classe dans ce fantastique pilote signé par les scénaristes des Sopranos. Une vraie série intelligente comme on en fait de moins en moins. Chapeau bas.


 
Note : 10/10
 

 

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T
J'ai commencé la série sur la BBC et j'aime beaucoup. C'est prenant, intriguant et Glen Close est formidable dans le rôle de Patty Hewes. Intraitable.
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G
Actrice géniale, je suis ok avec ça pour Glenn Close.Je l'ai découvert pré ado dans Liaison fatale, j'ai ensuite mis du temps à m'en remettre, lol...
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T
Pour Javert : Seulement 6 épisodes pour Company :3 diffusés le 14/02.3 diffusés le 21/02.
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J
Mais il n'y a pas la série The Company le jeudi ?
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P
:0004: Merci Canal !
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P
Dans The Shield, elle était superbe ! Son rôle, bien qu'il n'ait duré qu'une saison, a marqué la série !
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K
Je l'ai vu, c'est du CAVIAR !
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