28 Février 2008
Mongolie, les bidonvilles des steppes. Un reportage de Samuel Le Bihan et Alexandre Bouchet à voir ce soir dans
Envoyé spécial sur France 2.
Carte blanche donc au comédien Samuel Le Bihan. Ambassadeur d’Action contre la Faim, il est parti à Oulan-Bator, la capitale de ce qui fut l’un des plus grands
empires de l’Histoire et qui témoigne aujourd’hui d’une modernité destructrice pour ceux qui ne peuvent s’y adapter. Dans les bidonvilles de la périphérie, les yourtes traditionnelles s’étendent
à perte de vue.
Mais ici, les nomades sont devenus sédentaires, chassés par les "dzüüd", des terribles tempêtes glacées qui ont décimé leurs troupeaux et les ont conduit à un exode forcé et porteur de
désillusions.
Sillonnant la ville, Samuel Le Bihan part à la rencontre de quelques uns des 5 000 troglodytes qui errent dans les rues pendant la journée et disparaissent avec la lumière dans les entrailles de
la capitale mongole. Il nous raconte l’histoire de Naranjarül. Vivant seul avec son fils de quatre ans, cet ancien prof au chômage est désormais condamné à fouiller les poubelles de la ville à la
recherche d’ordures destinées au recyclage. Six mois par an, la nuit tombée, la température chute à – 30 degrés ; s’abriter dans les puits d’accès au réseau de chauffage est pour eux la seule
façon de survivre…
Samuel Le Bihan poursuivra sa route dans le sillage de la ruée vers l’or des "ninjas". C’est ainsi que l’on appelle les bergers qui ont tout quitté pour devenir chercheurs d’or. Mais l’histoire
de la Mongolie est-elle seulement celle de ces êtres perdus entre deux mondes ?
Interrogé par TV Grandes chaînes, le comédien dit qu'il n'attend rien du public et de la diffusion de ce reportage, chacun réagissant à sa manière. "Certains téléspectateurs vont surement
donner de l'argent, ce qui est vraiment utile. Mais je ne veux culpabiliser personne. L'important, c'est de prendre ses responsabilités face à la misère. Quand on vit dans l'opulence, c'est bien
de se soucier de son prochain".
Au sujet du choix de la Mongolie, Samuel Le Bihan voulait parler d'un pays oublié. La Mongolie," quand on l'imagine, on pense steppe et nomades. On oublie les bidonvilles en pleine campagne
et les enfants qui vivent dans les égouts. " Il est donc allé voir l'agence CAPA avec son projet sous les bras. Ils sont partis 12 jours là bas en novembre dernier..
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