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France 3 propose ce soir à 22h55 un documentaire de Francis Gillery, "La double mort de Pierre Bérégovoy".


Pierre Bérégovoy s’est-il réellement donné la mort le 1er mai 1993 ? Plusieurs faits troublants et témoignages contradictoires ébranlent sérieusement la thèse officielle du suicide.


L’originalité de ce film réside également , selon France 3, dans le portrait tracé de Pierre Bérégovoy : un homme aux ambitions présidentielles intactes mais un homme gênant politiquement.



Présentation du doc. :


"
Les faits — Samedi 1er mai 1993, 19h09… la nouvelle tombe sur les téléscripteurs des salles de rédaction. Cette nouvelle va stupéfier et bouleverser le pays tout entier : « Pierre Bérégovoy a tenté de se suicider d’une balle dans la tête. » Pierre Bérégovoy avait quitté son poste de Premier ministre un mois auparavant, suite à la victoire écrasante de la droite aux législatives.


Si la thèse de suicide n’est alors mise en doute par personne, il subsiste pourtant de nombreuses zones d’ombre. Malgré les demandes incessantes de Gilberte Bérégovoy, décédée en 2001, le rapport d’autopsie n’a jamais été communiqué à la famille et aucune expertise balistique n’a été effectuée. Francis Gillery, le réalisateur, n’a d’ailleurs pas été autorisé à consulter le dossier d’instruction ni à rencontrer la directrice de l’Institut médico-légal de Paris.


Le film met en lumière non-dits et incohérences et reconstitue la dernière journée du drame. Beaucoup d’éléments posent problème : la position du corps, l’arme soi-disant utilisée — un 357 Magnum —, la nature, la trajectoire et le point d’impact de la balle, l’emploi du temps des dernières heures de Pierre Bérégovoy, ou encore les témoignages fantaisistes du chauffeur et du garde du corps sur lesquelles reposent la version du suicide.


En outre, de nombreux témoins attestent que Pierre Bérégovoy n’était pas, comme l’ont décrit unanimement les médias, un homme « dépressif et brisé par l’exercice du pouvoir », mais un politique prêt à se lancer dans d’autres batailles, notamment la présidentielle de 1995."



Francis Gillery s’est intéressé de très près à cette affaire dès 2001, lorsqu’il rencontre, dans le cadre d’une autre enquête, le commissaire Hubert Marty Vrayance, des Renseignements Généraux, alors chargé de rassembler des éléments sur les circonstances de la mort de Pierre Bérégovoy. Celui-ci est aujourd’hui l’un des intervenants majeurs du film.
Francis Gillery a également recueilli en exclusivité les propos de Pascal Mornac, témoin direct des événements, qui était présent sur les lieux au moment du drame. Ce témoin n’avait encore jamais parlé.


"Pourquoi Pierre Bérégovoy aurait-il été assassiné ? Le film revient sur les affaires qui ont agité le deuxième septennat de François Mitterrand et évoque l’affaire des Frégates de Taïwan. Pierre Bérégovoy était alors ministre des Finances. Par petites touches se dessine, en filigrane, un portrait de Pierre Bérégovoy sur la fin de sa vie, sensiblement différent de celui véhiculé par la thèse officielle. Un Pierre Bérégovoy inquiet et sous pression, mais pas dépressif…"




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LUCIANO TOSINI 06/05/2008 00:04

j'ai suivi le film avec beaucoup d'attention et je ne peux que être d'accord avec les deux autres commentaires que vous avez reçu.Si la memoire et la personalité de Pierre Beregovoy a eu les honneurs qui merite je suis profondement surpris de l'absence de plus de reactions ni de la part des media ni de celle des telespectateurs.....au moins pour l'instant....C'est peut être utopique espèrer que l'enquête soit réouverte pour connaître enfin la verité mais , franchaiment, la grande DEMOCRATIE qui caracterise la FRANCE merite plus de respect et de consideration.

marie 04/05/2008 09:51

je n'ai jamais cru à  la thèse du suicide. J'ai regardé les émissions relatives à la mort de ce Premier Ministre écarté du pouvoir, dont celle, récente de France 2, du journaliste Delahousse. Dans la version du 3 mai 08, beaucoup de points soulevés restent troubles et ne font que poser plus de questions... Bien sûr qu'un "suicide solitaire" arrange les affaires de l'Etat. Mais ! J'ai trouvé Monsieur Charasse assez désinvolte dans ses déclarations. J'ai trouvé qu'il utilisait la condescendance envers cet homme autodidacte qui a eu un parcours exemplaire grâce à sa force de caractère face à l'opposition manifeste qui lui était renvoyée.Avec une telle volonté, on ne se suicide pas. De plus, les divers témoignages disent bien qu'il n'était pas si dépressif. Qu'il soit amer, oui !

Jonathan Balsamo 03/05/2008 13:21

Je pense bien qu'il ne s'est pas suicidé . Quelqu'un l'a aidé .