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Le surendettement : survivre à crédit (Cellule de crise)











Nouveau magazine de France 2 : "Cellule de crise". Un numéro pilote avait été diffusé en début d'année.




Ce mercredi 3 septembre en seconde partie de soirée (22h30), enquête sur le surendettement.




Magazine. Préparé par Tony Comiti, Eric Quintin et Luc Hermann. Réalisé par Jean-Christophe de Revière. Proposé par l’agence Tony Comiti.






Nouvelle collection de Cellule de crise qui enquête sur les grands problèmes de société et sur les événements qui marquent l’actualité.




L’objectif est de dépasser le simple constat des faits et des évènements : témoignages, investigation, interviews, contre-enquête, Cellule de crise innove par son ton et son engagement. Ce nouveau magazine se veut citoyen. Au cœur des situations, les équipes de Cellule de crise accompagnent des hommes et des femmes dans leur combat quotidien.
Ainsi, au-delà du simple décryptage, le travail des journalistes du magazine permet de trouver un dénouement à des histoires plus singulières, de susciter le débat et, pourquoi pas, de faire changer les choses.




Présentes à l’image dans leur documentaire, les équipes de Cellule de crise sont aussi filmées dans leur travail au sein de la rédaction de l’agence Tony Comiti. Le téléspectateur peut ainsi suivre le déroulement de chaque enquête, découvrir les difficultés et les doutes rencontrés par les journalistes.




La collection Cellule de crise est l’occasion de pointer les dysfonctionnements de notre société, d’identifier et d’interpeller les responsables qu’ils soient politiques, institutionnels ou de simples personnes privées.





Ce premier numéro de rentrée du magazine Cellule de crise est consacré au surendettement des Français.
En France, plus de 700 000 familles jonglent entre le paiement de leurs dettes et la gestion du quotidien. Des couples qui n’arrivent pas à rembourser leurs prêts à ceux qui empruntent pour survivre en faisant de la cavalerie bancaire, du discours responsable des grands organismes de crédit aux méthodes contestables de certaines sociétés, la rédaction de Cellule de crise enquête dans le monde violent du surendettement.




Au sommaire notamment :




> Thierry vit dans le Nord, à Roubaix. Il gagne à peine 1 000 euros par mois, pas assez pour payer son loyer, une pension alimentaire et surtout ses dettes. Sa maison a été saisie, revendue 15.000 euros aux enchères, il doit encore 30.000 euros à sa banque. Mais une ancienne dette vient de ressurgir, il est harcelé par une société qui lui réclame 16.000 euros pour un emprunt qu’il a contracté il y a 24 ans. Cellule de crise a enquêté sur cet organisme qui n’hésite pas à employer des méthodes douteuses pour tenter de faire payer Thierry.

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Laurence vit aussi dans le Nord avec quatre enfants. Avec son mari, ils gagnaient bien leur vie. Mais ils ont tous les deux perdu leur emploi, leurs revenus ont été divisés par trois. Ils ont alors utilisé les "réserves de crédits" de leurs nombreuses cartes d’achat, des crédits revolving à des taux très élevés. Ils sont tombés dans la spirale du surendettement, contractant crédit sur crédit. Les meubles et la voiture ont été saisis, mais cela ne suffit pas à rembourser leurs 160 000 € de dettes. Ils accumulent 34 crédits différents. Aujourd’hui Laurence tente de monter un nouveau dossier de surendettement. Elle raconte les multiples difficultés pour élever quatre enfants et confie la violence des rapports humains avec sa famille et ses amis.

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Cellule de crise a aussi enquêté au cœur de ces organismes qui offrent des réserves d’argent sur la seule bonne foi des consommateurs. Ils proposent des cartes dans les supermarchés et les grands magasins ou encore des crédits par téléphone. Leurs services de recouvrement travaillent à la limite de la légalité. Le médiateur de la République, Jean-Paul Delevoye tente d’attirer l’attention sur ces crédits accordés trop facilement. Nous l’avons suivi dans un grand organisme de crédit.

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Cellule de crise a aussi rencontré les rares associations qui viennent en aide aux surendettés, comme Cresus à Roubaix qui apprend aux familles à bien se nourrir avec un petit budget.





Photo copyright Gilles Scarella - France 2.



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B
Le reportage était très intéressant, et effrayant !Je suis moi aussi surpris de voir à quel point on peut cumuler tant de cartes !!Mais quand je vois aussi comment on cherche à nous fidéliser avec une carte qu'on déguise sous "ca vous rapporte des points"...D'ailleurs je n'en peux plus de tous ces magasins où en caisse on vous demnade systématiquement si vous avez la carte fidélité !!Je trouve le Gouvernement faussement impliqué en tout cas !Il n'est pas nouveau et tout le monde sait qu'on peut ouvrir un crédit dans plusieurs endroit en 1h !!! Que fait le gouvernement ???Aujourd'hui nous avons des outils de communications qui consultent un compte bancaire en direct, mais qui ne serait pas capable de détecter sur un réseau centralisé si une demande a déjà été faite ?? Et donc qu'une loi interdise plus de 2 crédits type magasins !Le gouvernement sait aussi que les magasins magouillent, pourquoi AUCUN contrôle puisque les grandes surfaces ont pignon sur rue ?!On entend que les tribunaux sont saturés, pas face à l'endormissement du gouvernement français je ne suis pas surpris de voir des tribunaux si saturés !La juge qui annule les dettes, je l'ai trouvé très humaine et compréhensive !Nul n'est sensé lire des Conditions de vente, être responsable de son argent et de sa tenue etc...Même si moi aussi j'ai eu des galères d'argent très graves (mais c'était surement pas à cause de ces cartes en plastique).
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C
Cette nouvelle émission se donne pour vocation de dépasser les simples faits, d'approfondir les sujets et de favoriser le changement. Pourtant, une fois de plus, n'assiste-t-on pas à une présentation simpliste du sujet qui nous amène à larmoyer sur des situations budgétaires intenables ... et nous rassure en désignant un coupable tout trouvé : les établissements financiers. "Supprimons-les, l'affaire sera réglée". <br />  <br /> On oublie qu'avant d'être surendetté, on est demandeur de crédit, porteur de projet et de rêve, combatif pour les mener à terme ... et heureux de trouver des voies de concrétisation. Ouvrez l'oreille aux attentes, essayer de parler de risques, de coût, de conséquences à un demandeur de crédit, vous comprendrez la difficulté du prêteur ... et aussi l'interrogation éthique que cela pose de fermer des portes et de décider ainsi de l'avenir d'une personne quand elle, atteste que tout ira bien. Car qui a une boule de cristal pour prédire l'avenir ? Et quelle autre solution que le crédit : la révision des aides sociales, jusqu'où ? la mise en assistanat de toute une série de personnes ? le fichage de toute une catégorie d'individus jugées inéligibles au crédit ? Mais je ne suis pas sûre que cela soit bien conforme aux valeurs de liberté individuelle défendue chez nous.<br />  <br /> Parlons encore du fonctionnement de notre société, basée sur la seule croissance de consommation. Consommer n’est-il pas devenu un acte citoyen ? Et n’y a-t-il pas plusieurs mesures qui incitent à emprunter pour consommer plus ? <br /> Quand on aborde ces questions, qu’on fait apparaître la complexité et les ambiguïtés, on approche enfin la problématique du surendettement et on peut commencer à chercher des solutions.<br />  <br /> Catherine Martin - Croix (59)
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E
Je suis assez d'accord avec Blue! Par exemple comment on peut prendre 34 crédits!!! C'est un truc de dingue! On parle de gens qui ont des enfants! Si ce sont des victimes dans ces cas-là, ils ne sont pas capables d'élever leurs enfants non plus s'ils ne savent pas dire non!Perso je dépense que l'argent que j'ai et pourtant j'ai pas un salaire de ministre! Bon un crédit quand t'as des enfants et donc des dépenses et que t'es un peu dans la difficulté ok, mais 34!!!
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B
En gros, il faudrait des lois protégeant les gens d'eux-même.les français seraient des enfants qu'ils faudraient protéger, car quand ils ne savent pas lire un contrat et ne savent pas dire non.Moi, je veux bien, mais ce qui est dangereux, c'est qu'on les laisse aussi voter et conduire !!
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A
j'avais beaucoup aimé le 1er numéro diffusé en janvier dernier
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C
Comiti bosse pas mal pour M6 (66 minutes, capital) et 7 à 8.
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