20 Octobre 2008

Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, Claude, fils de résistants communistes dont la mère est morte à Auschwitz, et
Ben, enfant d'une prostituée et d'un truand juif affrontent, avec Françoise Dolto, les démons qui les hantent.
Ils se rencontrent grâce à elle, deviennent amis, vivent ensemble une aventure exceptionnelle, puis se séparent pour connaître des trajectoires opposées.
Nous assistons à travers ces deux cas traités, mais aussi ceux d'autres enfants en grande difficulté, au travail quotidien d'une femme médecin exceptionnelle, inventrice d'une discipline : la
psychanalyse pour enfants.
A propos du travail de Françoise Dolto, Josiane Balasko dit avoir toujours pensé sincèrement que son travail était formidable.
"On ne pouvait que la connaître si l'on était maman dans les années 70 ou 80, à travers ses émissions
de radio ou ses livres. Toutes les mamans ou futures mamans achetaient le livre de Dolto, Lorsque l'enfant paraît.
La manière dont l'on traitait les enfants difficiles ou perturbés dans les années 50 est très bien montrée dans le film. Ils étaient placés en asile, où on les attachait à leur lit, les
considérant comme définitivement perdus pour la société.
Françoise Dolto a porté un regard différent sur eux et a permis que l'on traite tous les enfants différemment, en les considérant comme des êtres à part entière."
A la question "comment avez-vous construit votre Dolto ?" , la comédienne répond ceci :
"C'est passé par la coiffure, l'habit... Mais surtout par une manière d'être. Il fallait être très
intense, tout le temps. Ce n'était pas tellement la manière de parler... c'était être dans l'attention.
Son entourage, sa fille nous ont parlé d'une personne qui n'allait jamais dans le conflit ouvert, et qui, par son énergie positive, attirait à elle des aides, des soutiens, et parvenait à
imposer des choses impensables à son époque. Arriver à trouver ce tout petit bureau à l'hôpital Trousseau, alors qu'on la prend pour une folle qui parle aux enfants, et passer au-dessus des
oppositions des pontifes de la médecine sans clashes, sans heurts violents : ça, c'était Dolto.
Et puis, j'avais noté qu'elle avait beaucoup d'humour et l'on m'avait dit qu'elle souriait énormément, ne faisait jamais la tête, était toujours ouverte, amicale. Même dans l'adversité.
D'ailleurs, mes premières impressions à la lecture du scénario ont été : «Mais enfin, cette femme ne se rebelle donc jamais ? Elle ne tape donc jamais du poing sur la
table ?»... On m'a répondu : «Elle n'en avait pas besoin»."
"C'était un rôle difficile parce qu'il ne demandait pas une bravoure particulière pour une scène ; le personnage est construit par ce qu'il dégage et non par ce qu'il fait.
Parfois, il m'échappait. Je disais alors à Serge (Le Péron) : «Ce n'est pas elle, c'est moi ! On arrête, on recommence !» Alors, ce n'était plus Dolto, avec sa façon de
parler... c'était Josiane, avec son accent parigot !
La part la plus difficile de mon travail a été de retrouver l'énergie que dégageait Dolto dans un personnage assez statique. Je pense que le scénario est habilement construit sur un personnage
plus en écoute qu'en action et les enfants, deux personnages qui sont toujours en mouvement".
Photo copyright P.Roncen - TF1.
Actu des médias par 2 passionnés, amateurs. Et tweets perso.
Voir le profil de leblogtvnews.com sur le portail Overblog