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La femme tranquille (Line Renaud / Pierre Mondy).











Téléfilm français inédit ce jeudi soir sur France 3 : La femme tranquille. Réalisé par Thierry Binisti.



Avec Line Renaud (Louise), Pierre Mondy (Emile), Richard Sammel (Hans), Simon Boyle (Winston), Nadine Marcovici (Madeleine), Mickaël Pinelli (Ernest), Franck Adrien (Jeannot)...




Janvier 1943. La France est occupée. Chez Louise, 70 ans, on oublierait pourtant volontiers la guerre : les miliciens accoudés au bar sont des clients comme les autres, et s'il faut s'approvisionner au marché noir pour servir une cuisine digne de ce nom, personne ne trouve à y redire... Quelques mots, pourtant, vont briser cette sérénité. Ces mots, ce sont les appels au secours murmurés par un parachutiste anglais tombé du ciel, tel un ange. Emue, Louise va décider de lui porter secours. Avec l'aide d'Emile, mi-camarade, mi-amant, elle transporte le nouveau venu dans sa cave, où elle le cache, malgré le danger. Sans même en avoir conscience, Louise vient de basculer dans la résistance...




Line Renaud, en interprétant Louise, dessine le portrait de sa mère à qui le téléfilm est dédié. Propos recueillis par Béatrice Dupas :




" En 1989, alors que j’achève d’écrire Les brumes d’où je viens, l’éditeur me demande de lui fournir des photos de famille. En cherchant dans des boîtes où étaient précieusement rassemblés des tas de souvenirs, je tombe sur une carte d’identité, sans photo et au nom de Clairette. J’interroge ma mère qui me répond le plus naturellement du monde : « C’était mon nom dans la résistance. » J’étais sidérée de l’apprendre près de cinquante ans plus tard. Maman m’a alors répliqué, étonnée : « je ne vois pas pourquoi je t’en aurais parlé », considérant qu’elle n’avait pas réalisé d’actes héroïques. Elle a finalement consenti à me raconter cet épisode de sa vie. C’est en le révélant bien plus tard à mon ami David Kodsi que La Femme tranquille est née.




Nous habitions près d’Armentières (Nord), face au collège dont une partie avait été réquisitionnée par les Allemands pour y installer la Kommandantur. Ma mère travaillait dans une usine de toile et, comme nous n’avions pas grand-chose à manger, elle a fait du troc. Ses patrons lui donnaient des tissus et des cordages qu’elle entassait sur le porte-bagages de son vélo. Puis elle partait les échanger dans les fermes avoisinantes contre des œufs, du beurre ou du lait. Au début, les soldats allemands vérifiaient systématiquement le porte-bagages, mais, au bout de quelques mois, ils ont cessé de le fouiller, considérant que ces vérifications quotidiennes n’avaient plus d’intérêt. Ma mère en a alors profité pour passer à un autre type de troc, beaucoup plus dangereux celui-là : elle cachait sous les tissus des costumes civils qu’elle apportait aux parachutistes anglais atterris dans la nuit.




Sans en avoir véritablement conscience, Maman a basculé dans la résistance. Comme pour Louise, c’était une femme tranquille, mais le destin en a décidé autrement. Que ce soit par hasard ou par conviction, certains ont pris, à un moment donné, la décision d’agir. Comme le dit Louise à Emile : « En temps de guerre, on est obligé de choisir. » Ce film est un hommage à ces milliers de petits résistants locaux qui risquaient leur peau au même titre que ceux qui faisaient sauter les trains ou fournissaient des renseignements capitaux.".




Photo copyright Nicolas Robin - France 3.



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