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Publié par leblogtvnews.com

 

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Jack Bauer revient dans une huitième et dernière saison de la série 24 heures chrono créée par Joel Surnow et Robert Cochran : ce jeudi 16 septembre à 20h45 sur Canal+. C'est depuis les bureaux de la Cellule anti-terroriste (CAT) à New York que notre cher Jack mettra un terme à ses aventures, après une ultime mission antiterroriste mouvementée et passionnée.

 

Avec Kiefer Sutherland (Jack Bauer), Mary Lynn Rajskub (Chloe O'Brian), Annie Wersching (Renee Walker), Anil Kapoor (Omar Hassan), Freddie Prinze Jr. (Cole Ortiz), Katee Sackhoff (Dana Walsh). Réalisation : Brad Turner.

 

A New York, Jack Bauer se rétablit paisiblement et goûte avec bonheur à la vie de grand-père auprès de Teri. Il se prépare même à regagner Los Angeles pour y passer le reste de sa vie. Mais lorsqu'un ancien de ses indicateurs, Victor Aruz, blessé, vient frapper à sa porte, il devient clair pour Jack Bauer que son emploi du temps va changer… Aruz l'informe d'un projet d'assassinat sur Omar Hassan, président du Kamistan, présent à New York pour les dernières négociations préalables à la signature d'un traité de paix historique avec les États-Unis. L'aide de Jack est indispensable. Pendant ce temps, Chloé a repris du service à la CAT...

 

Rappel de la critique de la saison, par Cole. 

 

Attention ! Indice Spoiler : 3/5

 

Aujourd’hui, hommage oblige, je ne dirais que du bien de 24. C’est une ignominie qu’elle soit classée devant Breaking Bad, un scandale sans nom qu’elle soit positionnée devant The Good Wife, un pur outrage qu’elle ait dépassé Modern Family. Voilà, c’est dit. Mais qu’importe. J’avais avant tout envie aujourd’hui de rendre hommage à la série culte qu’elle représente à mes yeux.

 

8 ans. Voilà 8 ans déjà que nous découvrions, médusés, cette série révolutionnaire sur Canal +. Cela ne nous rajeunit pas. La série a joué un rôle primordial dans le processus d’évolution de l’image des séries en France. Il s’agissait alors de LA série qu’il fallait absolument regarder et qui allait rendre ses lettres de noblesse au genre du feuilleton. Oui, une série, dans sa plus pure définition, pouvait être aussi bonne qu’un film de cinéma. 24 participera clairement à ce chemin de croix. Car 24 est une vraie série de sériephile. Qui ne s’est pas arraché les cheveux devant la découverte de l’identité de Nina ? Qui n’a pas versé une larme devant la mort de Teri Bauer ? Qui ne s’est pas délecté des manipulations de Sherri Palmer, de la folie de Martha Logan, de la perfidie de son mari ou de la divine classe de la présidente Taylor ? Qui n’a jamais dit « Roh, il est bien ce Mike quand même » ou encore « Vas-y, putain, Jack, bute-le ! ».

 

Il y a tellement eu de grands moments dans 24, de cliffanghers insoutenables, de face à face grandioses, de retournements de situation à s’en couper un bras, de scènes d’action vertigineuses… que je ne pourrais ici les lister. Vous l’avez compris, 24 est une série que j’aime profondément, un guilty pleasure purement jouissif comme il n’en existe plus. Ah, les soirées 24 avec une bonne pizza 4 fromages et les bouteilles d’Heineken soigneusement conservées au frais. Les soirées 24, autant vous dire que c’était sacré.

 

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L’ironie du sort, permettez-moi de vous raconter quelque peu ma vie, est que je connais finalement peu de fans de 24 mais que, le peu d’entre eux, ont tous fini par être mes colocataires. Une bénédiction, ou une malédiction pour eux, cela dépend des points de vue. Je me souviens même d’une fois – et cette histoire est authentique – où ma petite amie a dû patienter près de 2 heures dans la rue, ayant voulu me faire une surprise alors que j’étais en pleine soirée 24. La conne. Mon téléphone était évidemment débranché… Ahhh que j’aime 24. Eperdument. Je ne trouve plus les mots.

 

24 m’évoque tant de souvenirs personnels que j’en viens à m’étaler sur ma vie dont vous vous foutez certainement royalement. Avant de revenir donc quelque peu sur la saison qui nous intéresse, j’aimerais évoquer certaines critiques à l’égard de 24. On peut aimer ou ne pas aimer la série. Mais alors, ce qui m’énerve au plus haut point, ce sont les prétendus critiques pseudo-intellectuels, pseudo-élitistes, qui reprochent à la série tout un tas d’éléments parfaitement à côté de la plaque. Qui n’a jamais lu des critiques du genre : « Ah mais là, c’est pas du tout réaliste, c’est ridicule, il peut pas faire ça en 5 minutes » ou, ma préférée : « Ah mais Jack il va jamais pisser ! Puis de toute façon, il y a une taupe à chaque saison, c’est nul ! ». Et j’en passe. Bon sang, mais 24 n’a jamais cherché à être réaliste ! Je n’ai jamais lu de déclaration d’Howard Gordon clamant qu’il réalisait une série documentaire ! Reproche-t-on aux Experts de toujours trouver le coupable en fin d’épisode ? Reproche-t-on au docteur House de résoudre son énigme médicale ? Non, car il s’agit bien du pitch de la série ! Et il en est même pour 24 !

 

 Cela m’amène donc à la saison 8 de 24. Malgré un début particulièrement poussif – et la minable performance de Katee Sackhoff - elle parvient, grâce à son éreintante deuxième partie de saison, à remplir parfaitement son rôle : celui de série pop-corn survitaminée, de divertissement hollywoodien surpuissant, de série feuilletonante jubilatoire. Et dans cette catégorie, personne ne la surpasse. La force de cette deuxième partie de saison 8 tient principalement du fait que les scénaristes savaient pertinemment que la série ne reviendrait pas. Foutu pour foutu, ils ont tenté le tout pour le tout, ont propulsé la série à un point de non-retour qu’elle n’avait jamais franchi auparavant.

 

La fin arrivant, les scénaristes se sont fait plaisir en poussant le personnage de Jack Bauer à l’extrême, comme la violente résultante de 8 années de contenance. Ils n’avaient plus rien à perdre. Alors, évidemment, certains argueront que c’est un peu facile car ils n’auront pas à gérer les conséquences de cette ultime saison par la suite. Et c’est vrai. Mais d’une part, ils y seraient parvenus par une nouvelle pirouette scénaristique (eh oui, « 24 c’est n’importe quoi » comme je le disais). Et quand bien même, c’est le propre d’une saison finale. Imagineriez-vous une suite au final de The Shield ?

 

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Après 8 saisons où le monde entier a passé son temps à emmerder Jack, après 8 saisons où celui-ci a accepté son tragique destin sans broncher, The Kief’ se rebelle. La série a ainsi décidé de tout donner, de nous livrer une fin de saison comme nous n’aurions jamais osé l’imaginer. C’est ainsi la mort de Renée, sa chère et tendre avec qui il partagera d’ailleurs – pour la première fois de la série – une nuit d’amour, que Jack pète littéralement un plomb. Comme la goutte qui fait enfin déborder le vase, Jack va enfin faire régner l’ordre lui-même, va faire justice lui-même. C’est une évolution parfaitement logiquement du personnage, un désespoir profond face à une vie de sacrifices vains. Il en ait trop, la ligne rouge est franchie. Et autant dire que nous allons vite nous apercevoir que Jack Bauer a tout appris à Chuck Norris. Les Expendables peuvent retourner chez la manucure. Et comme justement une réponse aux critiques de la série, la série va devenir plus over-the-top et jubilatoire que jamais.

 

Les épisodes vont ainsi peu à peu devenir un condensé de jouissance pure avec Jackminator qui bute tout le monde sur son passage pour venger sa belle, remonte la filiale du complot en les éliminant un par un jusqu’au président Logan himself. Fini les interrogatoires, les planques et les tours de passe-passe. Jack passe à l’action. On voulait être rassasié et 24 nous a envoyé au septième ciel. Qui plus est, l’intrigue tonitruante de Jack est parfaitement contrebalancée par les tractations politiques de la présidente, qui ont également toujours signé la marque de fabrique du show.

 

La présidente Taylor, toujours magistralement interprété par l’Emmy-winner Cherry Jones, se retrouve ainsi embourbée dans un machiavélique jeu d’échec sans retour, formidablement orchestré par un Gregory Itzin toujours impeccable. La tension ne cesse ainsi de monter à chaque épisode, défiant les lois humainement soutenable du suspens poussé à son paroxysme, pour nous livrer une série d’épisode d’une tension, d’une force et d’une puissance sidérante. Et le tout pour parvenir à un final, peut être bourré de défauts, mais juste, et là c’est mon cœur qui parle, poignant, beau et émouvant. Jack rocks !

 

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Conclusion : Dans la vie d’un sériephile, il y a juste des moments où nous n’avons plus envie d’analyser, d’être objectif ni constructif. Mais juste d’apprécier. 24, c’était cela. Je ne sais plus trouver les mots pour en parler. C’est simplement la série qui m’aura le plus marqué dans ces 10 dernières années, une série que j’aime profondément, que je ne prenais un plaisir incommensurable à suivre et qui m’a fait jubiler devant mon poste jusqu’à la dernière seconde. Jack Bauer restera comme l’un des personnages les plus puissants et jouissifs de l’histoire de télévision américaine. Peu importe tous les défauts que l’on peut lui trouver, je l’admire telle est qu’elle est et pour tout le bonheur qu’elle m’a apporté. Merci.

 

COLE. Twitter : http://twitter.com/Cole4616

(Crédit photos © Twentieth Century Fox Film Corporation / DR. )

 

 

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