1 Décembre 2006
Selon le Parisien, "colère et consternation hier à Sarcelles, à la fin du premier volet de "Djihad", diffusé sur C+".
Réunis dans une maison de quartier, des habitants ne se sont pas reconnus dans le parcours de Chérif, un jeune homme de Sarcelles enrôlé par les intégristes. Nombreux sont ceux qui dénoncent le cliché du jeune de banlieue paumé enrôlé chez les salafistes.
Un jeune s'emporte en soulignant qu'il faudrait attaquer le réalisateur en diffamation, car "Sarcelles, ce n'est pas ça !".
Le maire PS ,lui, estime que cela ressemble à une vengeance. Pour des raisons de sécurité, il leur avait refusé une demande de tournage. "J'en ai marre de voir mes efforts ruinés. Après une fiction pareille, c'est dix ans de travail pour casser l'image qui nous colle à la peau".
Une jeune étuidante s'indigne et remarque que contrairement à ce que montre la ficiton, on peut être musulmane et parler avec un garçon dans la rue sans provoquer la fureur de son grand frère.
Les responsables des deux mosquées de la ville se disent choqués par le cliché du jeune de banlieue paumé enrôlé chez les salafistes.
La directrice de la MJC s'insurge que Sarcelles serve une fois de plus d'appât à la télé pour faire de l'audimat.
Enfin, un rabbin observe qu'il s'agit dans le film d'un jeune isolé et que dans les cités, il existe heureusement des remparts contre la montée de l'intégrisme, comme la solidarité qui lie les habitants.
Seconde partie de Djihad ce soir sur C+.
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