15 Octobre 2010
Des louanges ! C'est ce que récolte Guillaume Canet de la part de pas mal de critiques presse pour son film Les petits mouchoirs. Si les spectateurs sont aussi emballés que les critiques presse, ça promet un bouche à oreille détonnant en faveur de ce film. Il y a néanmoins des critiques qui ont nettement moins apprécié ce long-métrage français, tel celui de Nice matin ou de Télérama. Tour d'horizon....
Studio ciné live : note de 8/10. "Guillaume Canet signe un film drôle et poignant sur l'amitié et ses petites contrariétés. Un régal. Guillaume Canet et son casting cinq étoiles (Cluzet, Magimel, Cotillard...) mettent le cap vers une comédie hors norme, un portrait générationnel tordant et déchirant. Le meilleur film de copains depuis vingt ans. Le fin sociologue qu'était Claude Sautet nous manque, de même qu'Yves Robert, dont l'indémodable diptyque (Un éléphant ça trompe énormément, Nous irons tous au paradis) continue d'égayer nos soirées dominicales. Quant à Mes meilleurs copains, avec Lanvin, Darroussin et cie, ça date de 1989, autant dire une éternité. Il est aujourd'hui possible de se consoler grâce à l'audace de Canet, qui mélange ces multiples références avec une générosité et un talent à tomber. Première qualité des Petits mouchoirs, c'est un nid de scènes et de répliques cultes. On en compte plus en 2 h 25 que dans une année de comédies françaises(...)". Critique complète.
Première : "Non seulement Guillaume Canet se montre à la hauteur de son ambition, mais il lui imprime une identité, une émotion et même un humour qu’on ne soupçonnait pas chez le styliste un peu distant de Mon Idole et de Ne le dis à personne. Loin de céder à la tentation de l’éparpillement, le scénario plonge dans les abysses d’un sujet fort, l’amitié, dont il explore les ambiguïtés avec une précision de télépathe, une lucidité cruelle et une intuition de médium générationnel. Épaulé par un ensemble d’acteurs fusionnels en forme de casse-tête pour les prochains César (dont Benoît Magimel, qui fait un come-back qu’on n’attendait presque plus), maître d’une mise en scène à la fluidité aussi rigoureuse que (parfois un peu trop) discrète, le réalisateur dégoupille ainsi des questions primordiales. Faut-il être quitté pour s’apercevoir qu’on est amoureux ? Quels risques doit-on prendre pour ne pas mourir avec des regrets ? La sécurité d’un groupe est-elle vraiment un remède à la solitude ? Les pistes de réponses qu’il soumet explosent le cadre, jusqu’à un final dévastateur propre à essorer toutes les réserves lacrymales".
Nouvel obs : "Guillaume Canet recrute toute la génération des acteurs de 30-50 ans, avoue à peu près clairement ses intentions (se situer du côté d’un Claude Sautet revu et corrigé par le Yves Robert d’« Un éléphant… ») et se borne à esquisser ses personnages féminins (tous sacrifiés à l’exception de Marion Cotillard). « Les Petits Mouchoirs », long film œcuménique réalisé avec un certain soin, devraient opérer une OPA record sur le public grâce à ses ressorts parfois vraiment comiques. Ceux qui, en revanche, attendent un peu plus que des frictions d’adolescents attardés, l’exploitation d’un pathos pas possible et l’exaltation d’une morale étriquée dont Canet n’est sans doute même pas conscient (l’homosexualité, ça va pas, non ?) peuvent les préparer, leurs mouchoirs".
Le Parisien.
Le positif : "scènes chaleureuses, complices, voire franchement poilantes : Cluzet en traqueur de fouines obsessionnel, Cotillard folle de colère lors d’une sortie en mer ou bien un permis bateau qui vire à la cata avec Laurent Lafitte, et on en oublie forcément. Ça sent le vécu, le plaisir partagé et communicatif".
Le négatif : "disons qu’on préfère Canet qui rit à Canet qui pleure. Et qu’il lui manque encore la subti- lité et l’élégance d’un Jean-Loup Dabadie, sans parler de la cruauté et de la maîtrise d’un Claude Sautet. Bâti autour d’un drame dont on voit venir le dénouement de loin, « les Petits Mouchoirs » s’acharne trop à nous les faire sortir, les mouchoirs, en inondant l’écran de larmes et de musique".
Le Canard enchaîné : "un coup de maître scénaristique, en prologue et au final du film, qui lui donne une toute autre dimension, qui relativise les bisbilles et donne tout son prix à l'amitié, qui transcende la comédie en drame universel. Guillaume Canet demande de ne pas révéler pourquoi, respectons son souhait. Car, à ne pas savoir ce qui l'attend, le spectateur 'nen ressent que plus vivement le choc et l'empathie".
Nice matin : 2 étoiles sur 5..."Côté mise en scène, on est assez loin des références annoncées et même des films d'Yves Robert ou de Sautet qui font référence dans le genre. C'est joli, léché, carte postale, mais aussi plat que le bassin d'Arcachon à marée basse (en dehors du plan séquence d'ouverture). On ne croit pas une seconde au coming out de Magimel (...), Cluzet en fait des quintaux, la fin lacrymale est à la limite du supportable et la place à l'affiche de Jean Dujardin, qui n'a que trois scènes, frise la publicité mensongère".
Télé 2 semaines : L'évènement de la rentrée. Le plus beau casting de l'année. Un film qui marquera son époque.
Télé Loisirs : "Un film générationnel sur une bande de potes à la vie, à la mort, qui se retrouvent en vacances au Cap-Ferret et vont péter les plombs. On rit, on pleure, c'est magnifique ! (...) Un grand film, et la BO est mortelle !"
Télé star : "Un grand mélo entre potes (...). En faisant rimer amitié avec amertume, Guillaume Canet appuie là où ça fait mal dans ce film choral sous tension, aéré par quelques bouffées de comédie. Une oeuvre marquante, qui doit aussi énormément à la qualité de l'interprétation".
Télérama : "Le troisième film de Guillaume Canet marque les limites d'un système de production où n'importe qui, pourvu qu'il soit connu - acteur, donc, mais aussi romancier à gros tirage, par exemple - se voit accorder le privilège de devenir cinéaste et le chèque en blanc qui va avec. On nous objectera que l'apprenti réalisateur a fait ses preuves, de Mon idole à Ne le dis à personne - dont le succès a masqué les défauts. En ce cas, c'est de régression qu'il faut parler avec Les Petits Mouchoirs, film aussi vide qu'est grande sa prétention à faire date : durée hors normes, casting all stars (Cluzet, Cotillard, Magimel en tête), bande-son soul dont le coût seul doit excéder le budget d'un premier film d'auteur". La suite.
Au casting : François Cluzet, Marion Cotillard, Benoît Magimel, Laurent Lafitte, Gilles Lellouche, Jean Dujardin, Valérie Bonnetton, Pascale Arbillot.
Actu des médias par 2 passionnés, amateurs. Et tweets perso.
Voir le profil de leblogtvnews.com sur le portail Overblog