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Document inédit ce lundi : Police des affaires familiales (Production CAPA).

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Plongée au cœur d'une brigade vraiment pas comme les autres, c'est ce que propose le documentaire inédit "Police des affaires familiales" diffusé ce lundi en première partie de soirée sur France 3.

 

Le succès de "Polisse" les a révélés, les auteurs du documentaire les ont filmés dans leur vraie vie. Pendant six mois, ils ont suivi le travail des policiers d'une de ces unités très spéciales, les Brigades de protection des familles, celle du commissariat de Caen. Des policiers qui se dévouent quotidiennement pour dénouer les souffrances des familles, des flics aguerris, choisis pour leurs qualités humaines : l'écoute, l'empathie, le discernement. Une unité de police immergée au cœur des familles, dans ses secrets et ses zones d'ombre. Au deuxième étage de l'hôtel de police de Caen, derrière une porte codée, des peluches et des jouets s'accumulent dans un long couloir qui dessert une dizaine de bureaux. Au mur, des posters de "Dora", de "L'âge de glace", de "Scoubidou", et du film "Polisse" ! Une atmosphère feutrée pour entendre et traiter toutes les violences familiales. Viols, agressions sexuelles, violences conjugales, bébés maltraités, maltraitances sur ascendants. Des drames et des douleurs que côtoient chaque jour Laurent, Francis, Virginie, Stéphane et Michael, les cinq policiers de la Brigade de protection de la famille de Caen (BMPF). Chaque année, ils doivent tenter de résoudre plus de 450 affaires de familles, la moitié à caractère sexuel.

 

Dans les bureaux, victimes, auteurs et témoins se succèdent. Une femme au visage lacéré par son ex-conjoint, une adolescente qui dit avoir été violée par son père, des parents qui se défendent d'avoir violenté leur bébé, une nourrice entendue pour maltraitance, une petite fille de 4 ans qui aurait subi des attouchements sexuels... Dans ces affaires, souvent sans preuve, où c'est la parole de l'un contre la parole de l'autre, c'est à eux, les policiers de la Brigade, de démêler le vrai du faux.

 

Auteurs : Sarah Lebas, Sam Caro

Production Capa, avec la participation de France 3

 

Sarah Lebas, coréalisatrice :

"Il nous a fallu plus de quatre mois pour obtenir l’autorisation de tournage. D’une part, parce que les rapports entre la police et les médias ne sont pas toujours simples ; d’autre part, parce que pour tourner dans ce type de brigade, il faut l’accord du procureur, car ce sont des affaires en cours d’instruction. Une fois que j’ai eu l’autorisation, je suis retournée plusieurs fois à la brigade. Une relation de confiance s’est créée petit à petit. Au bout d’un mois et demi sans filmer, nous avons pu sortir les caméras. Je souhaitais aussi que tous les policiers de la brigade soient d’accord pour être filmés, sachant que la plupart des auteurs et des victimes, eux, sont à visage caché. Je voulais être du côté des policiers, avoir leur point de vue, comprendre ce qui se passe dans leur tête, comment ils vivent tout ça. Il y a d’ailleurs une caméra qui est toujours face à eux lors des auditions. On ne les quitte jamais, on est avec eux non seulement sur les affaires qu’ils suivent mais aussi sur leur vie au sein du groupe. Ce sont aussi des gens qui ont envie et besoin qu’on parle de leur travail parce qu’ils en sont très fiers. Ce ne sont pas des brigades forcément mises en valeur au sein de la police. Comme on le voit dans le film Polisse on les appelle souvent « brigades biberon », parce que ce ne sont pas des brigades d’intervention. (...)

Il était essentiel pour moi d’avoir affaire à des gens aux personnalités fortes, qui nous permettent de surmonter la dureté des affaires et des séquences assez lourdes. Leurs caractères et leur sens de l’humour permettent de digérer, de mettre des mots sur ce qu’ils vivent, de prendre de la distance. J’ai par ailleurs été frappée par la solidarité de ces policiers les uns envers les autres. Face à l’adversité, à la douleur qu’ils côtoient tous les jours, le groupe s’est soudé. Ils sont très liés, se retrouvent le soir pour faire des points, sont à l’écoute des difficultés des uns ou des autres sur une affaire et s’entraident. À un moment donné dans le film, Virginie craque un peu sur une affaire de bébé, et ses collègues des stups viennent la charrier, parce qu’ils sentent que c’est une affaire qui la touche. C’est étonnant, mais la BLPF de Caen partage un étage du commissariat avec la brigade des stups. Ce sont deux brigades qui n’ont rien à voir, mais finalement il y a entre eux une union extraordinaire".

(Propos recueillis par Stéphanie Thonnet).

 

Crédit photo © CAPA

 

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