Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Document sur France 3, enquête de Barbara Conforti sur la contrefaçon.

 

HORS-SERIE__preview.jpg

 

Chaque jour, des millions de conteneurs naviguent inlassablement sur les mers du globe... Ils transportent des marchandises, depuis les usines du monde entier jusqu'au consommateur final. Dans ces conteneurs, des produits qui ne sont pas toujours ceux que l'on croit... Cosmétiques, pièces détachées, produits alimentaires, pesticides, médicaments... Aujourd'hui, la contrefaçon n'est plus cantonnée aux seuls produits de luxe et à la maroquinerie, mais elle s'attaque à tous les objets du quotidien. Parfois dangereuse pour la santé des consommateurs, souvent inquiétante pour leur sécurité, la contrefaçon est partout. Alors que les statistiques explosent : +2 500 % de faux produits alimentaires saisis dans le monde en 2008, + 2 600 % de fausses pièces détachées automobiles en 2009, l'Organisation mondiale des douanes (OMD) tire la sonnette d'alarme.

 

France 3 propos eun document inédit ce mercredi à 20h35. Réalisé par Barbara Conforti et suivi d'un débat avec Samuel Etienne.

 

Barbara Conforti, de Capa, a enquêté au sein de l'Organisation mondiale des douanes comme parmi les filières de la contrefaçon en Turquie, en Chine et en Italie. Sur sa route, la ville d’Odessa, qui abrite un marché juteux et opaque où le laxisme des autorités et la corruption servent les intérêts mafieux.

 

Le marché d'Odessa (par Béatrice Dupas-Cantet) :

"Les produits cosmétiques sont principalement fabriqués en Chine, parfois en Turquie. Déclarés dangereux pour les consommateurs d’après la législation européenne, la plupart d’entre eux sont à destination de la Bulgarie et surtout de l’Ukraine. Ce pays est devenu la porte d’entrée des filières de contrefaçons appartenant à des réseaux criminels.

La ville ukrainienne d’Odessa abrite justement, à 7 kilomètres de son centre, le plus gros marché à ciel ouvert de contrefaçons sur le continent européen. Le cauchemar des grandes marques. C’est un marché, un État dans l’État. Des containers, empilés sur deux étages, s’étendent sur 80 hectares. On compte jusqu’à 200 000 visiteurs par jour pour des marchandises contrefaites ou volées à des prix imbattables. Ce temple de la contrefaçon, qu’on appelle « le 7e kilomètre », est le premier employeur de la région. C’est un site privé, aux mains de l’ancien chef de la police d’Odessa et d’investisseurs russes.

Les visiteurs viennent essentiellement des Balkans. Ces « petites mains » arrivent avec leur camionnette, achètent la contrefaçon puis repartent en direction de divers pays de l'Union européenne où ils revendent les produits. Aucune grande marque ne manque dans les étalages. La différence de prix est renversante, à l’image de ce parfum vendu 90 euros pour le vrai contre 8 euros pour le faux… Le site a même prévu des banques et un bureau de change pour les clients imprévoyants. Exposants et consommateurs n’ont aucun risque de se faire pincer. « Le 7e kilomètre » n’est jamais visité par la police et « ignoré » des autorités. Le seul danger finalement pour l’acheteur est pour sa santé : la majorité des allergènes ne sont pas indiqués dans la composition des cosmétiques contrefaits. Les crises d’eczéma et d’urticaire ont plus que jamais de beaux jours devant elles..."

 

Crédit photo © Novi Productions - France télévisions 

 

RETOUR PAGE D'ACCUEIL.

LES 40 DERNIERS ARTICLES EN LIGNE

Related Posts with Thumbnails 

Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
À propos
leblogtvnews.com

Actu des médias par 2 passionnés, amateurs. Et tweets perso.
Voir le profil de leblogtvnews.com sur le portail Overblog

Commenter cet article