7 Mars 2011
A l’occasion de l’ouverture, ce 7 mars, du procès de Jacques Chirac dans deux affaires d’emplois fictifs à la mairie de Paris, CANAL+ propose un numéro exceptionnel de SPÉCIAL INVESTIGATION, à 20H50. Retour ce lundi 7 mars 2011 à 20h50 (crypté donc) sur une épopée politico-judiciaire qui a fait trembler l’État français jusqu’à son sommet…
"J’ai déposé une valise de cinq millions de francs dans le bureau de Michel Roussin, en présence de Jacques Chirac !…" Par cette phrase enregistrée un an avant sa mort dans une confession posthume, un certain Jean-Claude Méry provoque une déflagration politique sans précédent en France. En septembre 2000, ce promoteur immobilier accuse tout simplement Jacques Chirac, président de la République en exercice, d’être l’inspirateur et le bénéficiaire d’un vaste système de corruption à Paris, pour financer le RPR.
Le soir même, Jacques Chirac réplique à la télévision par une formule demeurée célèbre : "abracadabrantesque !". Des dizaines d’équipes de télévision du monde entier déboulent en France, persuadées d’assister au début d’un véritable "Watergate à la française". En ce 22 septembre 2000, Jacques Chirac est donné pour mort politiquement.
D’autant que, dans les mois qui suivent, d’autres affaires éclatent : marchés truqués d’Ile-de-France, emplois fictifs, frais de bouche somptuaires, billets d’avion et vacances payés en liquide… Jacques Chirac est attaqué de toutes parts et cerné par les juges. A l’Élysée, sa garde rapprochée s’emploie à déminer les dossiers les uns après les autres. Dans l’ombre se livre alors une guerre sans merci entre partisans et adversaires du président : coups tordus, pressions, trahisons.
Pour SPÉCIAL INVESTIGATION, Stéphane Malterre raconte l’histoire de cette guerre secrète dans les coulisses de la République. De nombreux acteurs de l’époque témoignent : des hommes politiques (Lionel Jospin, ancien Premier ministre ; Roland Dumas, ancien président du Conseil constitutionnel), des hommes de loi (le juge Éric Halphen ; Francis Szpiner, l’avocat de Jacques Chirac), des fonctionnaires (Philippe Bas, ancien secrétaire adjoint de l’Élysée), des journalistes (Edwy Plenel, ancien patron du journal Le Monde) et des victimes du système de financement occulte du RPR. Aujourd’hui, onze ans après et une réélection triomphale plus tard, Jacques Chirac a presque tourné la page. Il est devenu le retraité le plus populaire de France et il a échappé à la quasi-totalité des poursuites. Mais le miraculé devrait tout de même être jugé (pour deux affaires d’emploi fictif) et donc convoqué au tribunal ; du jamais-vu pour un président de la République.
Crédit illustration © TAC PRESSE.
LISTE ARTICLES DU JOUR : LUNDI 7 MARS.
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