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Publié par thomas 07/12 /09 9h07








Un docu-fiction de Jean-Xavier de Lestrade, réalisateur oscarisé d’Un coupable idéal en 2002, est proposé sur France 3 ce soir : "Parcours meurtrier d'une mère ordinaire. L'affaire Courjault".


Avec Alix Poisson (Véronique Courjault) et Gaëtan Vassart (Jean-Louis Courjault).


23 juillet 2006. Jean-Louis Courjault, ingénieur expatrié en Corée du Sud, découvre les corps de deux bébés dans le congélateur de son arrière-cuisine, à Séoul. Des tests ADN sont pratiqués et le verdict tombe : Véronique et Jean-Louis Courjault sont bien les parents des deux nouveau-nés. Après trois mois d’enquête et une conférence de presse lors de laquelle Véronique et Jean-Louis Courjault clament leur innocence, coup de théâtre : Véronique avoue avoir tué les bébés à leur naissance, en septembre 2002 puis en décembre 2003, avant de reconnaître un troisième infanticide, en 1999. Le procès de Véronique Courjault, accusée de trois assassinats, s’ouvre le 9 juin 2009 devant les assises de Tours. Au cœur des débats : l’épineuse et délicate question du déni de grossesse. Une audience troublante et intense de deux semaines, relatée, à partir de la retranscription intégrale des échanges, dans un docu-fiction de 100 minutes qui mêle interviews — dont celle de Jean-Louis Courjault —, archives et scènes reconstituées.


"C'est vrai que si j'avais pu en parler, oui, si j'avais pu m'écouter, écouter mon corps... Quand on dit parler, on se parle à soi d'abord et, après, on peut parler aux autres... Oui, si j'avais pu parler... J'aurais pu ne pas les tuer." Ce sont les paroles prononcées lors de son procès par Véronique Courjault, condamnée pour le triple infanticide dans l'affaire dite "des bébés congelés". Un procès particulier que ce docu-fiction reconstitue, quelques mois seulement après le verdict en juin dernier.


Qu'a dit la justice ? Que cette femme n'est ni folle ni monstrueuse. Que ses actes étaient d'abord les symptômes d'une souffrance. Et, en cela, il ne fallait pas l'accabler inutilement. Mais il fallait la condamner, parce que tout simplement la vie est sacrée. Dans sa décision, ce verdict d'assises, loin d'exclure, a réintégré Véronique Courjault dans la "communauté des humains". Une expérience inédite que cette reconstitution d'un procès d'assises, mot pour mot, quelques mois seulement après le verdict. Pendant dix jours, la production a obtenu l'autorisation de tourner le procès d'assises de Véronique Courjault, tel qu'il s'est déroulé, tout en restant au plus proche de la réalité. En juin dernier, en accord avec la Chancellerie, Jean-Xavier de Lestrade et une partie de son équipe ont assisté aux audiences avec une sténographe, chargée de prendre en note la totalité des débats.


A noter que les comédiens Alix Poisson et Gaëtan Vassart n’ont pas rencontré Véronique et Jean-Louis Courjault pour éviter de les « copier », de les imiter. Le réalisateur Jean-Xavier de Lestrade souhaitait qu’ils accèdent à une forme de vérité en empruntant un autre chemin, via des détails répertoriés dans les retranscriptions (une attitude, un phrasé…). "Leur interprétation n’en est que plus forte, plus juste. L’ensemble des comédiens vient du théâtre et n’est pas connu du grand public. C’était volontaire et essentiel pour que nous puissions croire à la fiction. Des visages identifiés auraient pu éclipser les interprétations au profit des performances des acteurs".


En prolongement de la diffusion du docu-fiction, Béatrice Schönberg recevra le réalisateur Jean-Xavier de Lestrade pour poursuivre le débat autour de cette retentissante affaire.


Crédit photo © Julien Knaub - France 3.



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vinxaber 07/12/2009 22:24


merci pour ce documentaire...esperons qu'un jour le denie de grossesse sera reconnu comme une maladie