12 Avril 2011
31 mai 1973. Une image apparaît sur les écrans de télévision. On y voit le président Pompidou avec le visage gonflé et le corps engoncé dans un pardessus devenu subitement trop étroit. C'est un homme mal en point qui a toutes les peines du monde à descendre les marches de la passerelle... La France découvre avec stupeur que son président va mourir.
Le téléfilm inédit, diffusé ce amrdi à 20h35 sur France 3, relate d'abord l'histoire d'un homme confronté à la maladie et à la mort. Un homme qui aime trop la vie pour penser qu'il va mourir et qui refuse d'admettre l'évidence. Un homme qui cherche auprès de sa femme et de son fils la force de lutter contre le mal. Un homme que rien ne destinait à la politique et que les caprices du destin, combinés à des talents exceptionnels, ont permis d'accéder au pouvoir suprême. Car cette histoire est aussi politique...
Réalisation : Pierre Aknine.
Scénario, adaptation, dialogues : Pierre Aknine, Gérard Walraevens.
Avec :
Jean-François Balmer (Georges Pompidou),
André Marcon (Pierre Juillet),
Evelyne Buyle (Claude Pompidou),
Florence Muller (Marie-France Garaud),
Manuel Blanc (Alain Pompidou),
Samuel Labarthe (Jacques Chirac),
Laurent Bateau (Michel Jobert),
Cyrille Eldin (Edouard Balladur),
Xavier de Guillebon (Valéry Giscard D'Estaing),
Alain Fromager (Jacques Chaban-Delmas).
Florence Muller à propos de son rôle, celui de Marie-France Garaud : "Ce sont des personnages qui ne se refusent pas, parce qu’en fait c’est extrêmement rare d’avoir à jouer des femmes de ce tempérament. Marie-France Garaud était l’une des rares à cette époque-là dans ce milieu d’hommes. Elle était surnommée « Cruella », « Rastignac en jupons », « Anaconda »… Pour travailler le rôle, j’ai regardé quelques archives de l’INA, notamment Cartes sur table : elle était extrêmement brillante, très vive, très intelligente, avec un débit de parole ininterrompu et très clair. De plus, elle était très drôle, avec un art consommé de la formule, souvent assassine ! Elle était à la fois respectée et crainte, et il y avait de quoi !" Concernant l'interprétation : "Il ne s’agissait pas de coller à la réalité, mais de rester dans la réalité du scénario qui est centré sur sa relation avec Pierre Juillet. Ma difficulté de travail était d’inventer son intimité, à partir de l’image publique que j’avais d’elle. Je me suis basée sur ce que l’on disait d’elle et de sa relation avec Pierre Juillet. Ensemble, ils forment une hydre à deux têtes : la femme publique qui fait circuler les rumeurs, qui a le bras long auprès de la presse ; lui cultive le secret, c’est un homme de l’ombre… J’ai beaucoup axé mon personnage sur une présence, une économie de gestes, un regard qui ne cille jamais, comme si elle ne se laissait même pas le temps de fermer les paupières".
Crédit photo © Jacques Morell - France télévisions - GMT Productions.
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