5 Août 2010
Anelka déballe tout titre France Soir ce jeudi 5 août. Très longue interview - sur quatre pages - de l'attaquant, recueillie par Arnaud Ramsay.
Le sportif entend rétablir sa vérité. Pour que, même s'il a tourné la page, les gens sachent vraiment ce qui s'est passé.
Anelka dit n'avoir aucun bilan à dresser du Mondial vu que celui qui était sur le terrain avait son nom sur son maillot mais n'était pas lui..."Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il est difficile d'en tirer le moindre point positif". Quand on lui demande de jouer comme Domenech l'a fait, on verra tout, sauf ses qualités déclare-t-il. Rester dans la surface à attendre les ballons qui traînent, c'est tout sauf son jeu. "Cela fait des années que je dis que mon véritable poste n'est pas en pointe".
A propos de ce qui s'est passé le 16 juin dans les vestiaires, à la mi-temps de France - Mexique, Nicolas Anelka affirme qu'il ne s'est rien passé de passionnant. Pendant quelques minutes, échanges entre joueurs. Domenech arrive et lui rappelle qu'il doit arrêter de décrocher et rester devant. Le joueur lui répond que rester devant, il ne fait que ça, qu'il ne touche pas un ballon. "Et j'ajoute "c'est bon, il faut arrêter de me dire de rester devant. Je ne reste pas devant." Il continue, me répond de son côté et moi du mien"...A ce moment, Anelka n'écoute même plus ce que le coach lui dit, et c'est à cet instant qu'il lui dit "allez, c'est bon, tu sors". L'attaquant marmonne alors dans son coin des choses qui resteront dans le secret des vestiaires. Et qui auraient dû le rester selon lui. Mais en aucun cas, ce ne sont les mots qu'il a pu lire dans l'Equipe.
Le titre de l'Equipe, il l'estime diffamant et assassin. Et destructeur de l'intérieur de l'équipe, car il a créé une guerre coach / joueurs puis joueurs / fédération. Un acte qu'il juge scandaleux.. Anelka trouve que ce journal et ses "prétendus journalistes" écrivent n'importe quoi et le mettent en gros, pour vendre plus de journaux. Pour lui, c'est une évidence : ce sont les premiers et principaux responsables de ce qui s'est passé. "Parce que tout est arrivé après ce titre".
Anelka trouve inadmissible de mettre un titre comme ça en Une, avec un photomontage le montrant le poing fermé. "Pour quelques exemplaires de plus, ils sont prêts à détruire, à diviser, à déchirer toute une nation". Selon lui, si les joueurs sont à punir, la plus grosse sanction devrait être infligée à ce quotidien sportif...Il souhaite que la justice aille au bout dans ce dossier.
Le nom de la "taupe" ? A la rigueur, il s'en moque, ça peut être n'importe qui. Le quotidien affirme qu'il va utiliser ses témoins lors de sa plainte. Anelka a hâte de voir ça et de connaître l'identité du témoin. "Qui sera par la même occasion le traître du groupe, celui qui a donné les fausses infos à la presse".
A propos des excuses demandées envers Domenech, Nicolas Anelka rappelle qu'il est impossible de s'excuser pour des mots qui ne sont pas sortis de sa bouche. "J’aimerais que Domenech avoue à la France et au monde entier que ce ne sont pas mes mots. J’aimerais qu’il ait l’honnêteté de le dire".
Actu des médias par 2 passionnés, amateurs. Et tweets perso.
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