27 Octobre 2011
Après la pièce "Sur le concept du visage du fils de Dieu", des intégristes catholiques ont trouvé une nouvelle cible, peut-on lire dans Le Parisien : Golgota Chic. Jouée au théâtre du Rond-Point à Paris en décembre. En cause : une crucifixion tragique et trash, précise le journaliste Thierry Dague.
Nous recevons déjà des menaces, témoigne le directeur du Théâtre, Jean-Michel Ribes, pour qui tout ceci est grotesque et affligeant. "Je n’ai pas peur, et j’invite les spectateurs à venir en masse pour déjouer cet obscurantisme".
Cette pièce, qui sera jouée à Toulouse mi-novembre, est signée Rodrigo García auteur, metteur en scène et scénographe.
Marino Formenti (au piano) : "Pour moi c’est un texte extraordinaire, et tout à fait autre chose qu’un spectacle blasphématoire. J’y vois une déclaration d’amour passionnée au Christ, par un homme qui n’est pas croyant au sens dogmatique. Cela peut être perturbant pour certains catholiques que la figure du Christ soit réinterprétée avec une telle liberté, mais la provocation n’est aucunement le but premier ! Il y a quand même eu des protestations à Madrid, même une question au Parlement, puis des manifestations devant le théâtre… Mais si j’avais pensé que la pièce est une pure provocation, je me serais retiré de la production".
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