7 Novembre 2013
Faut-il légaliser ou réprimer la prostitution ? Rouvrir les maisons closes ou poursuivre les clients ? C’est le plus vieux débat du monde… un débat relancé bientôt par les parlementaires. Mettre le client à l'amende, c'est la piste envisagée ; mais d'une frontière à l'autre, les solutions choisies sont radicalement différentes : certains légalisent, la France, au contraire, s'engage sur la voie de l'abolition de la prostitution. La loi risque de se heurter à la réalité : à l'heure d'internet et des salons de massage, la lutte contre le sexe tarifé est de plus en plus difficile. De Barcelone à Stockholm en passant par Paris, enquête sur les nouveaux visages de la prostitution…
Complément d'enquête jeudi 7 novembre à 22h15 sur France 2.
Où sont les filles ?
Un reportage de Baptiste des Montiers (Upside télévision)
En 4 ans, à Paris, le nombre de salon de massage asiatique a plus que doublé. Dans de nombreux cas, les "finitions" proposées cachent à demi-mots des services sexuels. Derrière son écran, on peut aussi en quelques clics donner rendez-vous à d'accortes escortes. En quelques années, le visage de la prostitution a bien changé. Les filles désertent les trottoirs pour des endroits plus discrets… Mais sont-elles pour autant mieux protégées ?
Suède : haro sur le client !
Un reportage de Nathalie Sapéna
En 1999, pour la première fois au monde, un pays pénalise l'achat d'un service sexuel. Désormais, les clients risquent un an de prison et une amende proportionnelle à leurs revenus. Depuis, 5000 clients ont été arrêtés. Mais la loi ne fait pas que des adeptes : certaines prostituées se plaignent de la dégradation de leurs conditions de travail et dans un grand port comme Göteborg, la loi n'a eu que très peu d'effets.
Dans les secrets d'une maison close
Un reportage de Séverine Lebrun
Angélie est une jolie cubaine de 29 ans qui vit à Barcelone. Il y a quelques mois, elle a troqué son métier de réceptionniste contre un autre, le plus vieux du monde et bien plus rémunérateur aussi... Désormais, elle gagne environ 4000 euros par mois et son activité est parfaitement légale en Espagne. Avec une quinzaine d'autre filles, elle loue une chambre à un Français, qui tient un puticlub. Plongée dans les secrets d'une maison close.
Crédit photo © Christophe Russeil.
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