Téléfilm à voir ce 10 avril : Le silence des Eglises (Thème de la pédophilie).

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Gabriel, 27 ans, est un homme à la dérive, rongé par un mal intérieur que ses proches ne comprennent pas. Son secret, Gabriel n’en a jamais parlé à personne. À 12 ans, il a été contraint à une relation amoureuse et sexuelle avec un prêtre, le directeur de son école religieuse. Quinze ans plus tard, Gabriel achète une arme et s’installe dans un petit hôtel proche du pensionnat dont le père Vincey est toujours le directeur. Un affrontement entre une victime et son bourreau. Un homme seul face à une institution, l’Église, prête à tout pour faire que le silence recouvre la honte.

 

C’est la première fois qu’une fiction française traite de ce sujet si douloureux, la pédophilie dans l’Église catholique. À la fois pudique et engagé, le téléfilm Le silences des Eglises est inspiré de faits réels. Diffusion ce mercredi 10 avril en première partie de soirée sur France 2.

 

Robin Renucci à propos de son personnage : "C’est un salaud qui souffre, mais pour lequel je n’ai pas de compassion. Je l’ai construit comme un criminel que je joue de manière citoyenne. Certes, il est fin et subtil parce que ce genre d’individus ne peut se permettre d’être lisible comme étant un agresseur. Il doit se présenter sous un jour séduisant pour entrer au sein d’une famille, faire preuve d’intelligence et de force de persuasion. Il s’agissait, chez le père Vincey, de montrer en premier lieu cette amabilité car, en jouant le côté monstrueux, j’aurais écarté l’humain. Il est indéfendable politiquement parce qu’il détruit un enfant, mais n’est pas entièrement mauvais parce qu’il ne pense pas le détruire. Ces hommes sont incapables de vivre une relation d’égal à égal avec un autre adulte. Ils se mettent à hauteur d’enfant, et l’Église, avec son imagerie d’angelots, propose un décor parfait à cet amour que, pensent-ils, les autres ne peuvent pas comprendre tant il est pur. "

 

Robin Renucci, sur la façon d'aborder ce type de sujet avec un enfant-acteur, en l’occurrence Florian Vigilante, dit qu'il avait peur qu’on lui vole, le temps du tournage, une partie de son enfance. "C’était mon plus grand souci. Je me suis assuré auprès d’Edwin Baily, le réalisateur, que Florian Vigilante comprenait bien ce qu’il avait à jouer, que cela ne soit pas traumatique, qu’il soit bien acteur et que je puisse lui dire bonjour sans qu’il ait de difficulté à faire le distinguo entre fiction et réalité. On a eu des scènes délicates à tourner, mais le scénario est d’une grande subtilité. Il n’y a aucun échange de peaux, que des regards et des portes qui se ferment. Avec Robinson Stévenin, c’était différent. C’est un acteur majeur et adulte. Malgré tout, à travers la personne que l’on est, le personnage que l’on joue, la situation que l’on met en place pour la caméra, tout doit être juste. C’est exactement comme des gens sur un fil : tout le monde est responsable du mouvement".

 

Réalisé par Edwin Baily.

Scénario de Thierry Debroux.

Produit par Escazal Films, A-T Production et RTBF.

 

Avec : Robin Renucci (Père Andrey Vincey), Robinson Stévenin (Gabriel Goffin adulte), Florian Vigilante (Gabriel Goffin enfant), Astrid Whettnall (Sophie Goffin), Sandrine Blancke (Melle Simart), Eric de Staercke (Mgr Peyrac) et Bernard Eylenbosch (Père Daubresse).

 

Diffusé en audiodescription.

 

Crédit photo © Gilles Scarella - France télévisions.

 

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T
<br /> Sujet on ne peut plus tabou ! Bravo au service public d'en faire aussi un débat (après le téléfilm : http://www.leblogtvnews.com/article-debat-sur-france-2-eglise-le-poids-du-silence-116342479.html )<br />
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