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Publié par François 08/01 11h40





H_020950015.jpgLe magazine Tracks, diffusé ce vendredi 8 janvier à 23h45 sur Arte, est un spécial Iggy Pop.


IGGY POP : Bigger than life

En 1960, les Iguanas, un groupe d’Ann Arbor spécialisé dans les reprises de blues, embauche comme batteur un copain de collège timide qui s’appelle encore James Osterberg. Fils de professeur, il a grandi, loin de la ville dans un camp de caravanes pour sédentaires pauvres. Des années plus tard, tout le monde a oublié les Iguanas. Mais leur batteur, devenu grâce à eux «Iggy» Pop, a révolutionné le Rock, explosant le cadre inventé dans les fifties par ses pionniers Elvis, Jerry Lee Lewis ou Chuck Berry. En plein «Summer of Love», avec son groupe «The Stooges», Iggy, met son corps en scène et marche sur son public tel un Jésus punk… dix ans avant l’acte de naissance officiel du punk.

Iggy a survécu à tous les pièges du star-system : la drogue qui a décimé sa génération, les blessures qu’il s’est infligées sur scène et même la grosse tête, qu’il n’a jamais eu pour cause de ventes moyennes. Après 50 ans de carrière, l’«Iguane» est l’un des derniers monstres sacrés du Rock, un visionnaire avant-gardiste enfin reconnu depuis la reformation des Stooges en 2003.

Dans cette édition spéciale : de ses débuts bluesy dans les clubs noirs de Chicago à sa retraite dorée et solitaire à Miami, de ses provocations sans limite avec ses acolytes des Stooges, les frères Asheton, à son surprenant partenariat aujourd’hui avec Michel Houellebecq, celui qui a toujours détesté le punk raconte comment le rock, avec lui, est devenu dangereux et imprévisible. Deux mois avant d’entamer une nouvelle tournée mondiale avec ses vieux copains du Michigan, Iggy Pop prend Tracks à l’abordage.


JERRY LEE LEWIS : L’apôtre du rock

Iggy et ses Stooges ne sont pas nés par hasard. Dix ans avant leur baptême du feu à Ann Arbor en 66, le Big Bang du rock’n’roll a secoué l’Amérique. Parmi ces pionniers qui ont révolutionné la musique, un pianiste autodidacte formé au rhythm’n’blues et au boogie-woogie de Louisiane : Jerry Lee Lewis. Arrogant, violent, celui que l’on surnommait «The Killer» a torpillé sa carrière en plein vol en se mariant en 58 avec sa cousine de 13 ans, Myra Gale. Sexe, drogue et scandale : Jerry Lee et ses «Great Balls Of Fire» est le modèle original de tous les bad boys du Rock’n’Roll. Rencontre avec le «Killer» âgé de 74 ans à l’occasion de son dernier concert à Paris !


ORLAN : baiser automatique

Comme Iggy, Orlan met son corps au centre de son art. Orlan n’est pas son nom et son corps n’est plus vraiment le sien non plus. Inventrice du «Carnal Art», elle pousse le body art à l’extrême et devient sa propre oeuvre d’art. À 17 ans, la star française de l’art contemporain met son corps à l’épreuve avec une série de photos de nus, loin des pin-up sexy des années 50. En 77, elle fait scandale à la FIAC de Paris où elle brade ses baisers pour 5 francs : son corps, transformé en distributeur automatique, représente «la mère, la pute et l’artiste». Résultat : elle est virée des beaux-arts et de son appartement… En 1990, cette féministe provocatrice dénonce la violence de la chirurgie esthétique et les standards de beauté avec une série d’opérations chirurgicales qu’elle s’impose et met en scène pour son public. Passer sur le billard est une performance et Orlan devient l’icône du body art en se faisant poser des implants sur le front. Rencontre chez elle, à l’occasion de sa dernière exposition à l’abbaye de Maubuisson.


THE WILD MAGNOLIAS : j’ai un truc en plume

Pour signer «King Of The Dogs», Iggy s’est inspiré d’un morceau de Louis Armstrong, «The King Of The Zulus», archétype du jazz de la Nouvelle-Orléans. Un hommage au berceau des musiques noires américaines dont il raffole. Aujourd’hui, une tradition survit à la Nouvelle-Orléans : celle des «Mardi-Gras Indians» qui se prétendent descendants des esclaves enfuis dans le bayou au XIXe siècle puis mariés à des indiens. Parés d’incroyables costumes de plumes qu’ils ont mis l’année entière à fabriquer, ils se produisent à chaque carnaval de Crescent City, en avril. Le reste du temps, certains d’entre eux courent les scènes du monde entier pour propager la bonne parole soul : sous le nom de Wild Magnolias, fondée il y a plus de 50 ans, cette tribu d’Indiens noirs (dans laquelle jouèrent les futurs Neville Brothers) n’est pas prête de raccrocher la hache de guerre. Theodore «Bo» Dollis, chef historique du clan raconte son incroyable saga dans Tracks.


Crédit photo © Xavier Martin - EMI.



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charles 08/01/2010 23:57


merci pour l'info : j'y cours !

au moins autant pour Jerry Lee Lewis que pour le Stooge ...