Diffusion sur ABC le dimanche soir à 22h (Moyenne saison 2 : 11,5 millions de téléspectateurs, -6 % par rapport à la saison 1) et sur FoxLife en
France (annoncé sur TF1). Renouvelé pour une saison 3.
Crée par: Greg
Berlanti
Avec : Calista Flockhart, Sally Field, Ron Rikfin, Rachel Griffiths, Dave Annable, Balthazar Getty, Patricia Wettig, Rob Lowe, Danny Glover, Matthew Rhys et Emily
VamCamp.
Précédemment dans Brothers & Sisters : Brothers and sisters est une saga familiale narrant les petits bonheurs mais
surtout les grands malheurs de la famille Walker. Tout a commencé à la mort du patriarche William, le jour de l’anniversaire de sa fille Kitty. Un mort qui laissera derrière lui de nombreux
secrets et qui à la vue de la saison 2 en a visiblement encore quelques uns en stock.
Justin (Dave Annable) quittait les USA pour servir son pays en Irak.
Nora (Sally Field) partagée entre l’admiration et la peur tentait de ne pas craquer en voyant son fils partir à la guerre.
Kitty (Calista Flockhart) fêtait ses fiançailles avec le sénateur Robert McCallister (Rob Lowe).
Sarah (Rachel Griffiths) se séparait de son mari.
Kevin (Matthew Rhys) faisait la connaissance du charmant mais arrogeant frère de Robert… se révélant être pasteur.
Tommy (Balthazar Getty) et Julia (Sarah Jane Morris) devaient faire face à la mort prématurée de leur fils après sa naissance.
Après maintes péripéties, Rebecca (Emily Vancamp), la fille illégitime de William, emménageait chez Nora au regret de sa mère (Patricia Wettig).
Et Saul (Ron Rifkin) voyait revenir dans sa vie un ancien amant (Michael Nouri)

La saison 1 de B&S avait eu du mal à démarrer mais avait réussi à trouver son rythme et son style entre le drame et les grands éclats de rire soutenu par un casting sans faille dont la
complicité à l’écran nous fait réellement se retrouver en famille. Grâce aux petites remarques, aux petits gestes, attentions et taquineries, on entrait réellement dans l’intimité de cette
famille où les secrets ne le restent jamais longtemps et où les réunions familiales riment souvent entre plaisanteries, disputes et une bonne bouteille de vin. Une famille normale en somme.
Malgré les larmes, la saison 1 se terminait d'une manière brillante, laissant augurer des jours meilleurs pour le téléspectateur comme pour les Walker. Malheureusement, nous serons forcés de
constater qu’il n’en est rien. On a surtout l’impression d’un énorme retour en arrière et de se retrouver en permanence dans l’ambiance des premiers épisodes de la série où celle ci ne
savait pas encore vraiment où aller.
Kitty et Robert à la Maison Blanche : Robert l’avait annonçé
dès le début à Kitty, ses ambitions politiques allaient bien plus loin que le poste de junior sénateur de Californie. On retrouve donc Kitty et Robert en pleine campagne de primaire républicaine.
De quoi critiquer la politique américaine de l’intérieur comme avait su le faire la série lors de la saison 1 sur le sujet de la guerre en Irak. Mais l’intrigue réussit cela seulement à moitié.
On explique assez bien les différentes échéances des primaires, les jeux de coulisses, les compromis mais tout cela semble trop artificiel au fur et à mesure que l’on avance dans la course à
l’investiture pour finir en véritable politique fiction aux accents soap totalement déconnectée de la réalité. Là où c’était l’occasion de parler d’Obama, de Clinton, de McCain, ABC ne veut pas
se mouiller et préfère inventer une élection totalement fictive. Pire les derniers épisodes post grève des scénaristes feront passer complètement au second plan l’aspect politique en se
concentrant sur un problème de grossesse de Kitty ne pouvant pas avoir d’enfant. Une intrigue sortie de nulle part et qui de toute façon avait déjà été traitée l’an dernier avec un autre couple
Walker.
Justin : De retour d’Irak, blessé, il doit faire face à la
rééducation mais voit aussi ressurgir ses vieux démons liés à la drogue. Une intrigue qui aurait pu être répétitive mais qui entre en fait dans la logique du personnage. Le taux de rechute chez
les drogués est assez élevé et Justin ne fait pas exception. Son sevrage passé en famille est assez too much mais offre de bonnes scènes. Dave Annable reste un acteur très sympathique et malgré
l’apathie chronique du personnage ne faisant rien de ses journées si ce n’est traîner avec Rebecca, c’est le Walker le plus attachant. Son histoire avec Lena l’ex maîtresse de son frère n’apporte
rien si ce n’est déjà apporter de l’eau au moulin concernant sa relation ambiguë avec sa demi sœur Rebecca.
Sarah :
Ses intrigues sont découpées en deux périodes. La première partie de saison, elle se débat dans son divorce et l’on montre intelligemment les problèmes d’une femme seule pour à la fois savoir
concilier vie professionnelle et familiale. A chaque épisode sa difficulté et il ne se fait pas une scène sans voir Rachel Griffiths la larme à l’œil...ce qui en devient saoulant. Alors qu’on
pourrait s’attendre à voir Sarah perdre pied, tout rentre tout à coup dans l’ordre pour ouvrir sa deuxième intrigue de la saison consacré à l’entreprise familiale Ojai foods. Apparaît ainsi un
conseiller en entreprise incarné par le très classe Steven Weber. Vite fait, celui ci devient son amant avant de mettre Ojai en danger suite à des spéculations concernant le marché chinois. C’est
clairement la partie la plus réussie de la saison car maîtrisée de bout en bout permettant à Holly Walker, ex maîtresse de William de revenir dans la partie alors qu’elle s’était faite bien
discrète durant tout le reste de la saison.
Nora : Malgré le talent de Sally Field, les intrigues de Nora
ne sont pas les plus captivantes. Elle erre entre une ancienne romance de lycée et une histoire vouée à l’échec avec un conseiller politique de Robert interprété par un Danny Glover fatigué.
L’histoire aurait pu être belle, portée par deux acteurs formidables. Il aura pour cela fallu leur accorder un peu plus de temps qu’une scène par ci par là.
Kevin : Après avoir vite évacué le problème Jason McCallister,
Scotty (Luke McFarlane) revient dans la vie du plus gay des Walker. Le retour de Scotty est facile mais permet aux deux hommes de reconstruire une histoire solide entre eux tout au long de la
saison. Mais on connaît le sale caractère de Kevin, cela ne se fera pas s’en mal. Mais c’est certainement le personnage qui aura été le plus attachant cette saison mais également le plus stable.
Une intrigue cohérente, simple et au final on a là le seul Walker acceptant d’être heureux plus de 30 secondes d’affilée. Le personnage de Kevin montre surtout combien la vision de
l’homosexualité a évolué à la télévision ses dernières années. Kevin et Scotty s’embrassent ouvertement, on les montre dans leur vie quotidienne et leur histoire est sur un pied d’égalité avec
celle de Robert et Kitty. L’épisode final devance également l’actualité en mettant en scène l’union de Kevin et Scotty alors que quelques jours plus tard la haute cour de Californie faisait un
pas majeur en ce qui concerne le mariage homosexuel.
Les absents : On l’avait remarqué dès le début de la saison 1,
il y a un Walker de trop et cela se confirme. Tommy et sa femme malgré leurs problèmes conjugaux ne servent toujours à rien et n’intéressent personne. Après avoir joué un grand rôle dans la
saison 1, Holly est invisible jusqu’au ¾ de l’année. Saul, toujours aussi sous exploité, se révèle très touchant. Il s’avoue à lui même son homosexualité sur le tard et fait le douloureux constat
d’une vie gâchée par le mensonge. Son coming out face à Kevin est sans aucun doute la scène la plus réussie de la saison.
Rebecca : Elle était celle par qui le scandale était arrivé la
saison dernière et elle est également au centre de toutes les attentions en fin de saison mais malheureusement toujours pour les mêmes raisons. On revient à la sempiternelle question de savoir si
elle est ou non une Walker. Après nous avoir fait croire le contraire durant un an, le choc est énorme. Non, Rebecca n’est pas la fille de William mais celle d’un ex amant d’Holly prénommé David
(interprété par Ken Olin le producteur de la série). Une intrigue ridicule digne du plus mauvais soap mais qui a l’écran fonctionne étrangement bien, tenue à bout de bras par la talentueuse Emily
Vancamp. Par contre là où la série sombre complètement c’est en amorçant une romance avec Justin qui deux épisodes plus tôt était encore son frère. B&S plonge d’autant plus dans le soap bas
de gamme en annonçant l’existence d’un nouvel enfant caché du nom de Ryan. On se demande ce qui a bien pu arriver à la série.
Le pourquoi, c’est du côté de ABC qu’il faut aller le chercher. Pour on ne sait quelle raison, le network a décidé de dynamiter dynamiser la série qui fonctionnait pourtant très bien (la
saison 2 étant plus suivie par rapport à la saison 1). Conclusion, son créateur et dramaturge Jon Robin Baitz quitte le navire, Mark Perry le nouveau showrunner quitte également l’aventure. Si la
saison 2 n’est pas résolument mauvaise, on peut par contre se poser beaucoup de question sur l’orientation de la série pour la saison 3 qui commencera en septembre
prochain.
En bref :
Meilleur épisode : 2.07 – ‘36 hours’
Pire épisode : 2.16 – ‘Prior commitments’
Points forts : Le casting et son alchimie indéniablement. Les scènes de réunions de famille sont un
pur régal. La complicité entre les frères et sœurs ne fait aucun doute et chacun à l’occasion de briller dans l’une ou l’autre intrigue ou scène. La série ne jouant intelligemment pas trop sur
les vedettes de la série que sont le trio féminin Field, Flockhart, Griffiths.
Points faibles : Les intrigues trop soap. On a l’impression que la série veut trop en faire. Celle
ci manque également du rythme dans plusieurs épisodes alternant des intrigues très fortes et d’autres sans vraiment d’intérêt. Il y a une trop grande irrégularité qui fait que l’on ne sort jamais
complètement satisfait d’un épisode.
Conclusion : Le problème de la saison 2 de Brothers and
sisters c’est que l’on voit une série avec un potentiel énorme, des personnages attachants, une alchimie énorme entre les membres du casting mais les intrigues ne sont pas toujours à la hauteur
et nous entraînant trop dans du soap, là où il aura mieux valu rester dans une série davantage drama et s’imposant une certaine retenue dramatique comme ça avait pu être le cas durant la saison
1. On donnera donc le bénéfice du doute à la série dont les intrigues ont été parasitées par la grève et des problèmes internes en espérant que la saison 3 fera retrouver à la série la qualité
dont elle savait faire preuve durant sa première année.
TAO.
Résumés de séries telles :
Docteur House, Grey's anatomy, Lost, Desperate housewives, Brothers and sisters sur
http://www.critikseries.com/
Coups de coeur.
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