30 Novembre 2015
Diffusion du témoignage hier, dimanche, 29 novembre, en avant-soirée sur TF1 lors du magazine Sept à Huit présenté par Harry Roselmack.
Elle est acuponctrice à Paris. Chaque mois, cette mère de 3 enfants quitte son cabinet pour le Kurdistan irakien. A bord de son dispensaire mobile, munie de sa boite de 10 000 aiguilles, Elise Boghossian accueille jusqu'à 500 réfugiés par jour. Elle y soigne des femmes qui sont parvenues à quitter le giron de l'Etat Islamique.
Dans le portrait de la semaine, elle le raconte à Thierry Demaizière et Léo Monnet.
J'ai rempli ma vie de rêves, dont celui d'apaiser la souffrance des autre
Un livre est sorti il y a dix jours. L'éditeur Robert Laffont présente ainsi cet ouvrage :
Depuis toujours, Élise Boghossian sait qu'elle va consacrer sa vie aux autres. Formée en neurosciences, elle étudie l'acupuncture et le traitement de la douleur en Chine et au Vietnam.
De retour à Paris, elle monte son cabinet d'acupuncture, mais toujours avec l'envie de donner un sens plus profond à sa vie. En 2002, elle crée une association de médecine chinoise : un tournant décisif qui l'amènera à s'investir sur le terrain de la souffrance. Cette mère de trois enfants, armée d'une détermination sans faille et de ses aiguilles, décide de se rendre auprès des victimes de guerres civiles et des refugiés.
D'abord en Arménie, sur la terre meurtrie de ses grands-parents, persécutés et réfugiés presque cent ans plus tôt, puis en Jordanie et en Irak. Malgré les premières réticences, elle réussit très vite à convaincre soignants et blessés des bienfaits de son savoir car les résultats sont là : l'acupuncture apaise les douleurs post opératoires, celles des amputés, des grands brûlés et, surtout, celles des enfants.
Élise transforme alors son combat solitaire en une mission humanitaire pérenne. Elle forme des équipes sur place et lève des fonds en France pour créer des dispensaires mobiles. Elle constate que la grande majorité des victimes de guerre réfugiées en Irak vivent hors des camps et n'ont pas accès aux soins. Des milliers de familles sont réduites à l'état de mendicité, les femmes et les filles sont vendues comme esclaves sexuelles, les enfants ont vécu dans la terreur de l'enlèvement. Grâce à des médecins, infirmiers, pharmaciens, chauffeurs qu'elle recrute parmi les réfugiés, son camion-dispensaire et son « bus des femmes » partent à la rencontre de ces populations en souffrance.
Témoin de l'horreur, de l'injustice, du quotidien des réfugiés sur les zones de conflit, Élise Boghossian raconte surtout une aventure humaine, avec autant de force que d'espoir pour décrire l'innommable. Et la conviction intime que la vie l'emporte toujours.
Actu des médias par 2 passionnés, amateurs. Et tweets perso.
Voir le profil de leblogtvnews.com sur le portail Overblog