29 Septembre 2018
Un livre d'environ 450 pages, attendu dans les librairies le 4 octobre : Berlin 1933 - La presse internationale face à Hitler. Ecrit par le journaliste Daniel Schneidermann (Arrêts sur images).
Les éditions Le Seuil présentent ainsi cet ouvrage qui a demandé un sacré travail de recherches :
"Quand Hitler arrive au pouvoir en janvier 1933, ils sont quelque 200 journalistes occidentaux en poste à Berlin. Très peu d’entre eux seront expulsés. La plupart vont rester dans la capitale du Reich. Américains, Britanniques, Français, tous bons connaisseurs de l’Allemagne et souvent germanophiles, ils travaillent selon les standards démocratiques de la liberté de la presse. Mais leurs interlocuteurs quotidiens s’appellent Goering ou Goebbels. Alors qu’autour d’eux s’abattent bientôt les persécutions sur les Juifs et les opposants, ils se battent pour décrocher une confidence off the record ou la faveur d’une interview du dictateur.
Pourquoi n’ont-ils pas alerté le monde sur la folie et la barbarie de l’hitlérisme, pourtant perceptibles dès le début ?
L’anticommunisme viscéral de leurs employeurs, un air du temps qui banalise les dictatures, la sidération devant l’énormité sans précédent de ce que voient leurs yeux, et mille autres causes encore : tout se conjugue pour produire un aveuglement médiatique collectif qui ouvrira la voie, à partir de 1941, au déni planétaire de la Shoah.
Voici, fondé sur un travail de sources considérable, la chronique passionnante de la vie quotidienne des journalistes occidentaux en poste à Berlin de 1933 à 1941. Un récit hanté de bout en bout par cette question : sommes-nous certains d’être mieux armés aujourd’hui pour rendre compte des catastrophes hors normes, pour nommer le Mal ?"
Les premières lignes :
Un Mussolini allemand.
Trois mots.
Ces trois mots sont exhumés d’un journal américain des années 1920. C’est peut-être bien la toute première mention de Hitler dans la presse américaine. L’article, en page intérieure, est écrit juste après le putsch raté de Hitler à Munich (1923), événement qui n’a pas vraiment frappé les esprits. Une obscure agitation de brasserie dans la capitale méridionale du grand vaincu de la Grande Guerre. Quelques morts, quelques blessés, un agitateur à moustache incarcéré plusieurs mois, détention qu’il mettra à profit pour rédiger un pavé abscons et suintant la haine, Mein Kampf : une péripétie.
La presse se réveillera dix ans plus tard, quand il sera trop tard. Et encore.
Actu des médias par 2 passionnés, amateurs. Et tweets perso.
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