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Publié par François 21/03/2021 17H35

Ce n'était pas de l'amour, livre de Betty Mannechez, écrit avec l'aide de Julien Mignot, est en vente depuis mercredi. Un récit terrible

Aux yeux de tout le monde, la famille de Betty est dévouée et aimante. Dans son village de la région parisienne, elle donne l’impression d’une famille parfaite avec un père qui travaille dans l’informatique et une mère au foyer modèle. Mais, derrière les portes closes de la maison, les parents se révèlent être de véritables bourreaux. Les enfants subissent sans arrêt coups et insultes. Pire : le père de Betty commence à abuser d’elle, un calvaire qui durera des années. Virginie, sa sœur, subit le même sort, jusqu’au jour où un enfant naît de ces abus répétés. Épuisée, écœurée, Betty trouve la force de dénoncer son père à la justice française. Mais, là encore, la jeune femme se retrouve seule face à un système insensible, incapable d’agir. Et, pendant dix années, les abus vont continuer. Jusqu’à l’impensable...

Outre le livre, Betty témoigne dans l'émission Sept à Huit diffusée ce dimanche en avant-soirée sur TF1. Extrait :

Betty Mannechez a 35 ans, elle est mère de cinq enfants et habite maintenant dans l’Oise. Sa sœur, Virginie, a été tuée par son père en 2014.

Le livre débute ainsi :

Ma sœur, ma Ninie,

Je vais donc par ces écrits te bénir en soignant mes maux par les mots de mon cœur.

Tu t’es envolée et moi, impuissante, je t’ai regardée déployer tes ailes. D’un seul coup, ton visage a perdu son masque de souffrance, la paix s’est dessinée sur chacun de tes traits, tu semblais dormir.

Je t’ai regardée pour graver au plus profond de ma mémoire chaque détail de celle que tu étais encore. Je t’ai caressé la peau. J’ai porté ta tête contre ma joue et pour que ma main n’oublie jamais sa douceur, j’ai embrassé tes cheveux, pour respirer ton odeur et ne jamais l’oublier.

Je t’ai répété à quel point je t’aimais pour que cette mélodie t’accompagne tout au long de ton voyage, je voulais que chacune de mes larmes te pousse vers un nouveau bonheur, vers ce paradis que j’imagine si beau, car la terre était pour toi l’enfer.

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