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Publié par Pascal 28/03 7h48

Surconsommation : enquête sur la face cachée du gaspillage, dans Capital ce dimanche 28 mars à 21h05 sur M6.

 

Médicaments : révélations sur un gaspillage révoltant !

Des shampoings, des boites de lait infantiles, des gels douches mais aussi des médicaments comme des antibiotiques, du paracétamol ou des traitements contre le cancer à 6 000 euros la boite : ce sont plusieurs centaines de millions d'euros de produits de pharmacie et de médicaments, pourtant toujours consommables, qui partent chaque année à la poubelle ! Et cela dans tout le secteur de la pharmacie. Les officines, tout d'abord. Selon notre enquête, chaque pharmacie jetterait en moyenne 15 000 euros de médicaments et de produits de parapharmacie par an ! Mais aussi les grossistes et les industriels... Pourtant, tous ces produits jetés ne sont pas encore périmés. Ils ont souvent encore trois à six mois de durée de vie. Alors comment expliquer un tel gaspillage ? Les professionnels considèrent que les utilisateurs ne veulent pas les acheter s'ils sont trop proches de leur date de péremption. Résultat : poubelle ! Un gaspillage colossal ! Certaines grandes marques iraient même jusqu'à détruire des produits pour un simple changement de gamme. Alors quelle est l'ampleur de ce gaspillage ? Lors de notre enquête, nous nous sommes infiltrés dans des pharmacies qui jettent à tour de bras. Nous avons rencontré des patrons de laboratoires qui assument détruire des médicaments en pagaille, en raison de règlementations absurdes. Nous avons pu consulter des listes entières de médicaments qui partent à la poubelle mais aussi des certificats de destruction. Pourquoi les professionnels du secteur se retrouvent-il avec autant d'invendus qui partent en destruction ? Qui paye la facture ? Pourquoi ces produits ne sont-ils pas donnés plutôt que d'être jetés ? Capital a remonté la filière de ce gaspillage massif et révoltant.

 

Livraison : toujours plus, toujours plus vite mais à quel prix pour la planète ?

Avec l'explosion des ventes sur internet, un milliard de colis ont été expédiés aux clients français l'an dernier, une augmentation de 25% en seulement un an. Avec leur objectif de nous livrer toujours plus vite, les sites se livrent une bataille pour raccourcir les délais, au prix d'incroyables sacrifices écologiques. Capital révèle qu'en voulant livrer les clients dès le lendemain de la commande, des sites envoient sur les routes les camions de livraisons même s'ils sont presque vides ! Et dans nos villes, les camionnettes de livraisons, désormais, pullulent. Clients absents, erreur de code… dans 25% des cas, le livreur est obligé de repasser et donc polluer un peu plus. Par ailleurs, pour emballer les produits, il faut beaucoup de carton. On le fabrique en puisant dans les réserves naturelles du sud-ouest de la France : des arbres et de l'eau dans des quantités astronomiques. Beaucoup de consommateurs s'en agacent : les cartons sont aussi souvent trop grands, ils transportent en moyenne 43% de vide ! Au final, c'est beaucoup de CO² émis inutilement, pour transporter beaucoup d'air ! Alors, pouvons-nous continuer à faire nos courses sur internet ? Aller en boutique est-il vraiment moins polluant ?

 

Chaussures : enquête sur un impossible recyclage. 

Chaque Français se débarrasse de quatre à cinq paires de chaussures chaque année. Cela représente 240 000 tonnes ! Collecte en magasin ou conteneurs en ville, aujourd'hui, de nombreuses marques et organismes de collecte affirment recycler vos vieux souliers. Mais qu'en est-il vraiment de ces promesses ? Que deviennent nos souliers en fin de vie ? Donner une seconde vie à une chaussure usée est un vrai casse-tête. Ferraille, cuir, caoutchouc ou textile… une chaussure peut contenir jusqu'à 40 matériaux différents, elle est donc très difficile à désosser. À tel point qu'aucune solution de recyclage n'existe encore en France. En fait, la très grande majorité de nos chaussures usées est jetée à la poubelle et part directement à l'incinérateur, sans jamais passer par la case recyclage. Un coût économique et surtout écologique catastrophique car leur fabrication utilise énormément de ressources naturelles. L'entreprise française TBS a pourtant décidé de se lancer dans ce défi : concevoir une paire de baskets qui serait recyclable à l'infini. Quel est son secret pour parvenir à une telle prouesse ? Est-ce uniquement un argument marketing ? Pour trouver une usine capable de recycler, la marque a dû se rendre au Portugal. Là-bas, l'usine Bolflex est la seule en Europe à réussir à fabriquer en grande quantité des chaussures neuves avec du vieux. D'autres chefs d'entreprises ont choisi une autre stratégie. Ils parient sur l'écoconception, c'est à dire fabriquer en consommant moins de ressources. Au beau milieu de la campagne girondine, Marie Viard-Klein, la jeune créatrice de la marque Minuit sur Terre, crée des modèles à base de pomme ou de raisin ! Une initiative rare, car l'écrasante majorité des chaussures vendues dans l'hexagone est produite en Asie, en Chine notamment. Des modèles importés alors même qu'ils sont susceptibles de contenir des substances chimiques toxiques pour le consommateur et interdites dans l'Union européenne. Des produits qui ne pourront donc jamais être recyclés…

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