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Publié par Pascal 09/05 17h15

 

Tout le monde savait, un livre de Valérie Bacot publié dans une dizaine de jours, édité par Fayard. Dès l’âge de douze ans, elle connaît la peur et l’emprise auprès de Daniel, son beau-père, son violeur, puis son mari et proxénète.

Elle raconte ici sa vérité, celle de la tyrannie quotidienne et de l’abandon, annonce l'éditeur.

"Tout le monde se doutait. Beaucoup de gens avaient leur petite idée de ce qui pouvait m’arriver dans l’intimité du foyer. Les coups, la violence banalisée, les humiliations quotidiennes… Tous les invariables de cette vie qui n’en est pas vraiment une. Un jour, pour qu’il ne nous tue pas, je l’ai tué. Depuis cette nuit-là, celle du 13 mars 2016, le sommeil ne m’a plus jamais trouvée.

Je pense à mon procès. Ces cinq jours devant la cour d’assises de Chalon-sur-Saône, au cours desquels la société va me demander de raconter mon histoire. C’est encore un combat entre lui et moi. Est-il possible qu’on me comprenne ? Vais-je être écoutée, ou entendue ? Est-il encore capable de me faire du mal, de m’envoyer finir ma vie en prison ? "

Valérie Bacot s'est confiée à Audrey Crespo-Mara, pour un entretien diffusé ce dimanche en avant-soirée dans l'émission Sept à Huit.

Ses avocates, dans la préface du livre : "Valérie Bacot est aujourd’hui libre, mais sous contrôle judiciaire. Elle comparaîtra lors de son procès devant la cour d’assises de Saône-et-Loire pour assassinat. En tant qu’avocates de l’accusée, nous espérons que la cour d’assises comprendra que ce sont bien les violences extrêmes subies par Valérie pendant près de vingt-cinq ans ainsi que sa peur viscérale de les voir se perpétuer à l’encontre de sa propre fille qui l’ont conduite, de manière inexorable, au passage à l’acte lors de la nuit du 13 mars 2016. Pour ne pas mourir et protéger ses enfants, Valérie Bacot n’avait plus la faculté de prendre une décision raisonnable autre que celle de tuer Daniel Polette. Comme le confirmera l’expert judiciaire psychiatre qui l’a examinée, elle était bien atteinte du « syndrome de la femme battue ». Pour que plus jamais la société ne ferme les yeux, pour que plus jamais une femme ne soit contrainte de tuer pour vivre, Valérie livre ici son histoire. Sa vérité".

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