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Publication cette semaine de Rêver sous les coups, récit de Mohamed Bouhafsi (écrit avec la collaboration de Géraldine Maillet).

En vente dès ce milieu de semaine, pour environ 16 euros, le récit Rêver sous les coups.

Un ouvrage écrit par  Mohamed Bouhafsi, avec l'aide de Géraldine Maillet.

« Quand je demande à maman de me raconter ma naissance, elle reste évasive. "Tu es né sans pleurer. Dès que la sage-femme t’a mis dans les bras de ton papa, tu t’es recroquevillé et tu as hurlé de toutes tes forces". »

L'éditeur Larousse précise :

"Battu violemment par son père jusqu’à l’âge de 8 ans, Mohamed Bouhafsi puise vingt ans après au fond de lui-même la force de parler. Dans un récit poignant, il dit la violence, les larmes, la culpabilité et la honte. Il dit la terreur d’un petit garçon, qui malgré tout, continue à vivre et à rêver sous les coups. Au fil des pages s’égrènent des moments de joie et émergent, de la voix de l’enfant meurtri, la lumière, l’espoir et le pardon. À travers ce témoignage, la volonté de l’auteur est d’être le porte-voix de dizaines de milliers d’enfants en détresse et de donner à chaque citoyen le courage de s’interposer." 

Mohamed Bouhafsi est une recrue de France Télévisions cette saison. On le retrouve notamment dans C à vous, sur France 5.

Publication cette semaine de Rêver sous les coups, récit de Mohamed Bouhafsi (écrit avec la collaboration de Géraldine Maillet).

Le début du livre :

Quand je replonge dans mon passé, tout est flou. J’ai des bouffées de souvenirs, des bribes de quotidien. La maternelle joyeuse à Paris, Samuel, mon meilleur ami qui m’invite toujours, mais que je n’invite jamais, le déracinement en banlieue, les posters de Zinédine Zidane et les allers-retours aux urgences pour recoudre une arcade. La mienne ou celle de maman.

J’ai une impression chaotique, diffuse. Je n’ai pas d’albums photo, pas de films de vacances, peu de Noëls en famille. Ma mémoire défaillante a fait le tri. Elle a opté pour un reset général. Pourtant, même si, au fil des années, je me suis employé à tout cacher, à tout enfouir, à tout gommer, je dois essayer de parler aujourd’hui. Il est temps de puiser au plus profond de moi. Ma tribune pour le Journal du dimanche publiée après le drame de Daoudja et ces cris perdus dans la nuit parisienne ont été un déclic et ont amorcé mon travail de résilience. Devant les réactions unanimes après mes prises de parole chez Jean-Jacques Bourdin ou à Quotidien, je dois continuer, poursuivre le chemin. Tous me l’ont demandé. Anonymes, stars, hommes politiques. Mais surtout celles et ceux au front, Fabienne Quiriau, la directrice générale de la CNAPE, une fédération d’associations pour la protection de l’enfance, Isabelle Debré, la présidente de L’Enfant bleu, qui me propose d’en devenir le parrain. Il s’agit maintenant de concrétiser mon engagement. D’aider.

Mon credo doit être utile à d’autres : se construire avec et jamais contre.

Je suis le porte-voix de dizaines d’enfants. Je n’ai pas de rôle ni de mission, mais j’éprouve une responsabilité. Ma parole doit en libérer d’autres. Je me sens le grand frère de tous ces enfants meurtris et maltraités.

Ce sont eux qui me donnent le courage de tout raconter.

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