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Alice Guy, l'inconnue du 7ème art : document inédit sur cette cinéaste et productrice, ce soir sur ARTE.

Cinéaste et productrice la plus prolifique de la Belle Époque, Alice Guy a été effacée de l’histoire du septième art. Raconté par Agnès Jaoui et Maud Wyler, un documentaire programmé ce mercredi 5 janvier à 22h30 sur ARTE lui redonne sa juste place de pionnière.

Alice Guy (1873-1968) fut la première femme derrière la caméra, et la première réalisatrice et productrice de films de fiction de l’histoire. À l’aube du XXe siècle, alors que le monde se passionne pour les images en mouvement, fruit des expérimentations d’Edison et des frères Lumière, la jeune Alice Guy est engagée comme secrétaire au service de Léon Gaumont. Sur son temps libre, elle se met à réaliser de courts films fantaisistes pour promouvoir le chronophotographe de la société. Leur succès est immédiat : promue directrice de production chez la Gaumont, la jeune femme à la créativité débridée réalisera en une dizaine d’années quelque deux cents courts ou moyens métrages, avant d’embarquer pour New York, où elle fonde en 1910, avec son époux Herbert Blaché, sa société de production. Au faîte de sa popularité, la puissante Solax produira jusqu’à deux films par semaine, faisant d’Alice Guy la femme d’affaires la mieux payée des États-Unis...

Comment une telle visionnaire, dotée d’un regard acéré sur son temps et sur la place des femmes dans la société, a-t-elle pu disparaître de la mémoire collective ?

On ne compte plus les innovations signées Alice Guy : premier péplum de l’histoire (La vie du Christ en 1906), premier film à la distribution entièrement afro-américaine, premier making of... Ses mille et une trouvailles de mise en scène et de trucages, comme son approche naturaliste du jeu d’acteur, ont contribué à façonner le langage cinématographique tel que nous le connaissons.

Ce documentaire, nourri d’un impressionnant travail d’archives et illustré par Catel Muller, réhabilite une immense figure du septième art, effacée de l’histoire officielle et spoliée de la "paternité" de la quasi-totalité de son œuvre. Si une partie de ses films a été perdue, de patientes recherches ont permis d’en identifier une centaine, souvent attribués à tort à des collaborateurs : des pépites d’humour et de poésie, sonorisées pour l’occasion – un procédé dont Alice Guy fut, là encore, pionnière –, dont des extraits émaillent ce documentaire.

Photo © Thierry Petters

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