26 Février 2024
La France s’est engagée à planter un milliard d’arbres : mais où sont-ils ? Sur quels terrains ? Hugo Clément enquête au cœur de nos forêts et nous dévoile la face cachée de l’industrie du bois. À voir ce lundi 26 février à 21h05 sur France 5.
Parmi les reportages proposés :
Le gouvernement a annoncé la fermeture des centrales à charbon en France. Une excellente nouvelle pour l’écologie ! Sauf quand ces infrastructures sont converties en centrales à biomasse et brûlent désormais du bois. Nous avons découvert qu’une centrale à bois émet plus de CO2, de particules fines ou encore de dioxines qu’une centrale à charbon pour la même quantité d’énergie produite ! Sur quasiment tous les polluants testés, le bois est plus dangereux que le charbon.
La centrale de Provence-Meyreuil (Bouches-du-Rhône) prévoit de brûler des centaines de milliers de tonnes de bois pour produire de l'électricité. Comme les ressources locales sont insuffisantes, la centrale importe également du bois de l’étranger, notamment du Brésil, à 10.000 km du port de Fos-sur-Mer où la marchandise arrive. Remontée de la filière jusqu’aux plantations intensives d’eucalyptus et d’acacias, où le glyphosate est massivement épandu.
Emmanuel Macron a annoncé la plantation d’un milliard d’arbres en dix ans, pour lutter contre le changement climatique et les feux de forêt. Mais la plupart du temps, on ne plante pas une nouvelle forêt, on reboise des sites auparavant ravagés par des coupes rases ! Ce système incite les propriétaires à recourir aux coupes pour bénéficier des subventions publiques au moment de la replantation.
Quand une forêt naturelle a été rasée pour être replantée, parfois… les arbres ne poussent pas ! Vous découvrirez une parcelle gérée par l’ONF où, depuis trois ans, des pins sont replantés chaque année et meurent les uns après les autres. Cela fait beaucoup d’arbres comptabilisés dans le milliard d’arbres, mais pas une forêt pour autant.
On vous a toujours dit que les arbres absorbent du CO2, du gaz à effet de serre, pour relâcher de l’oxygène dans l’air pendant la journée. Eh bien des chercheurs près de Montpellier ont découvert qu’en cas de grande sécheresse, ce phénomène peut s’inverser : les arbres se mettent à émettre plus de CO2 qu’ils n’en capturent. Les forêts se mettent alors à participer au réchauffement climatique, au lieu de l’atténuer.
Crédit photo © Winter Productions.
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