Bande-annonce de Vivre, mourir, renaître, le nouveau film de Gaël Morel.

Bande-annonce de Vivre, mourir, renaître, le nouveau film de Gaël Morel.

Bande-annonce de Vivre, mourir, renaître, le nouveau film de Gaël Morel.

Projection de ce drame, dans les salles dès le 25 septembre 2024.

Avec le trio Victor Belmondo, Lou Lampros, Théo Christine. À noter la participation d'Amanda Lear dans le rôle d’une tenancière de boîte de nuit et d'Elli Medeiros, dans celui de la propriétaire d’une galerie d’art.

Emma aime Sammy qui aime Cyril qui l’aime aussi. Ce qui aurait pu être un marivaudage amoureux à la fin du siècle dernier va être dynamité par l’arrivée du sida. Alors qu’ils s’attendaient au pire, la destinée de chaque personnage va prendre un virage inattendu.

Gaël Morel :

"Ce film vient de loin. Au départ, je voulais faire un documentaire pour recueillir la parole de personnes qui ont vécu l’hécatombe du sida dans les années 90 et qui ont été sauvées in extremis par l’arrivée des trithérapies. J’ai commencé un travail d’enquête en rencontrant ce qu’on peut appeler des survivants. Les plus jeunes avaient une quarantaine d’années mais l’âge moyen des témoins se situait plutôt autour de la soixantaine. C’était passionnant et bouleversant d’écouter ces personnes matures parlant de la maladie.

Mais, très vite, j’ai réalisé que je voulais raconter autre chose : comment toute une jeunesse a été fauchée par le sida. Comment des garçons ou des filles qui avaient 20 ans dans les années 90 se sont retrouvés subitement condamnés à mort alors que leur vie d’adulte ne faisait que commencer. Dès lors, l’outil de la fiction m’est apparu idéal pour parcourir ce chemin étrange qui consiste à marcher vers la mort et, pour certains, d’en revenir.

Il se trouve que cette ambition a été interrompue parce que je suis moi-même tombé gravement malade. Un cancer qui en partie attaquait mon système immunitaire. Moi qui étais phobique de tout ce qui pouvait ressembler de près ou de loin à la médecine, je me suis retrouvé à l’hôpital pour de longues périodes de traitements. Curieusement je n’avais plus de peur, plus de crainte. Voilà, j’y étais. Ce fut une période d’intenses réflexions, de lectures, de visionnages de films, d’ennui aussi.

Dans ce contexte d’empêchement, notamment une difficulté à marcher alors que je suis un marcheur effréné, j’ai réalisé que mettre en route une fiction serait une façon de réapprendre à marcher. J’ai retrouvé la nécessité et l’urgence que j’avais lorsqu’à 22 ans en 1996 j’ai réalisé « À toute vitesse », mon premier long métrage. Voilà la trame du film : raconter la genèse du sida et pour ainsi dire sa jeunesse quand le virus attaque une jeune génération qui vraiment ne s’y attendait pas."

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