26 Mai 2026
En vente dès mercredi, édité par grasset, Même la nuit ne veut pas de moi. Livre d'Arthur Essebag, qui fait suite au gros succès J'ai perdu un bédouin dans Paris.
Dans Le Parisien ce mardi, l’animateur et producteur est notamment interrogé sur l’antisémitisme. C’est un problème à tous et il faut le régler, dit-il, estimant que c’est le fait d’une minorité de crétins bruyants. « L’immense majorité silencieuse n’est pas antisémite. Les Français n’en ont strictement rien à faire, et Dieu merci. C’est un problème, pas le majeur? Il y en a d’autres à régler dans le pays. »
Le plus insupportable, ajoute-il, ce n’est pas la violence de ceux qui menacent une minorité, c’est le silence de ceux qui ne font rien? « Je constate l’exaltation de cette jeunesse qui met des keffiehs en criant Free Palestine. C’est tout à son honneur de défendre un peuple dans la souffrance. Mais je ne m’explique pas pourquoi ils ne descendent pas aussi dans la rue quand 40.000 Iraniens se font massacrer en 48 heures. »
Plus loin, dans l’interview, Arthur dit n’avoir jamais revendiqué d’être juif. « Je suis français avant d’être juif. C’est très important. Mais après le 7 Octobre, on m’a vu sous le prisme de ma judéité. On m’a invité sur les plateaux télé pour parler du conflit. Pourquoi ? Parce que je suis juif, je devrais me sentir responsable de ce qui se passe à Gaza ? Et quand je donnais mon avis, on me disait t’es pas objectif. »
Arthur rappelle qu’on peut aimer Israël et détester Netanyahou, ce qui est son cas. On peut soutenir le peuple palestinien, ce qui est son cas aussi, et détester le Hamas. « Mon seul discours politique, ça a été Libérez les otages notamment français, car on n’en parlaiut pas assez. Je suis devenu un personnage radioactif à cause de ça. »
Depuis le 7 octobre, je ne dors plus vraiment. Je ferme les yeux, mais la nuit ne me repose pas. Elle me replonge dedans. Le tunnel. Les explosions. Les cris qui déchirent l’air. Je me réveille en sursaut, le cœur affolé, avec une question qui cogne plus fort que tout : comment continuer ?
J'ai appris à sourire. À divertir. À rassurer. À porter un masque. Enfant déjà, j’avais fabriqué une bulle pour tenir le monde à distance. Mais le monde l’a pulvérisée. Depuis des mois, la haine ne chuchote plus. L’antisémitisme progresse à visage découvert. Et soudain, l’air manque.
Alors j’ai retiré le masque.
Après J’ai perdu un bédouin dans Paris, j’ai reçu un amour que je n’avais pas vu venir. Et j’ai compris que l’espoir n’est plus une évidence, mais un sport de combat.
Actu des médias par 2 passionnés, amateurs. Et tweets perso.
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