A l'occasion de l'élection présidentielle en Russie, Arte propose une soirée spéciale ce mardi. Une élection sans suspense, où le poulain de Poutine, Dmitri Medvedev, lui
succèdera.
Un documentaire à ne pas manquer à 21h00 : "Meurtres en série au pays de Poutine".
Le nouveau film de Manon Loizeau, réalisé avec Philippe Lagnier pour CAPA.
La journaliste remonte la piste de plusieurs crimes d'État et raconte le roman noir de la Russie de Vladimir Poutine, huit ans après l'arrivée au pouvoir de l'ancien officier du KGB.
"L'ex-espion russe Alexandre Litvinenko, victime d'un empoisonnement au polonium, photographié sur son lit d'hôpital à Londres, avant de mourir pour avoir trop parlé : une image devenue le
symbole de la violence du FSB (l'ex-KGB) qui gouverne désormais la Russie. Huit ans après l'arrivée au pouvoir de Vladimir Poutine, lui-même un ancien des services secrets, un enchaînement de
meurtres politiques, sans précédent depuis la fin de l'Union soviétique, a secoué le pays. Alexandre Litvinenko et la journaliste Anna Politkovskaia, assassinés à un mois d'intervalle à l'automne
2006, sont les victimes les plus connues en Occident ; mais au-delà de ces deux affaires, le film révèle comment tous ceux qui ont enquêté sur l'accession à la présidence de Vladimir Poutine, comme
sur la corruption du FSB ou sur ses liens avec le crime organisé, ont été systématiquement éliminés. Députés, journalistes... La liste noire s'allonge de jour en jour. En faisant taire tous ceux
qui osent parler, le régime montre sa véritable nature - faire régner l'ordre coûte que coûte, suivant une logique chère à Staline : "Niet tchelovek, niet problem" ("Pas d'homme, pas de problème")
! En filigrane, nous découvrons comment les services secrets pénètrent peu à peu toutes les structures de la société russe."
Selon le Monde, voilà dix ans que Manon Loizeau sillonne l'ex-empire sovétique. Récompensée maintes fois pour ses sujets sur la guerre en Tchétchénie, les orphelinats russes, la fusillade de
Beslan...
La journaliste, prix Albert Londres, constate que les gens ont là bas de plus en plus peur de parler. "Je ne travaille plus là-bas comme avant. Même pour les médias occidentaux, beaucoup de
choses se referment. Si vous parlez des droits de l'homme par exemple, vous faites une offense à la fierté nationale". Elle voudrait faire dorénavant un film pour comprendre la fierté russe,
et les raisons de la crispation nationale qui touche le pays.
Après le film de Manon Loizeau, diffusion vers 22h d'un débat. Animé par Annie-Claude Elkaim et Thomas Kausch. Des reportages tournés à Moscou donnent la parole à des journalistes, des hommes
politiques russes et des opposants au régime.
Avec Grigory Yavlinski (Politicien, président du parti Yabloko), Dimitri Muratov (Directeur de "Novaya Gazeta"), Evgeni Fiodorov (Député à la Douma pour "Russie unie"), Natalia Narotchnitskaya
(Historienne, spécialiste des relations internationales).
Puis à 23h35, second documentaire inédit : "Dans le sillage de l'aigle russe".
"Bienvenue à Sotchi, sur la mer Noire, au pied du Caucase, qui accueillera les Jeux olympiques d'hiver en 2014 ! Coups de sonde dans
la Russie du boom économique, de la fierté nationale et de la ferveur poutinienne. "
Le Monde rappelait le week-end dernier que Medvedev et Poutine sont omniprésents sur les écrans de télévision. Mi février, des députés communistes et ultranationalistes de la chambre
basse du parlement (la Douma) ont envoyé une lettre de protestation à la Commission centrale des élections. Pour souligner que les chaînes publiques accordaient ces dernières semaines près de 85%
de temps d'antenne électoral à Medvedev. Contre environ 7% pour l'ultranationaliste Jirinovski, 5.5% pour le communiste Ziouganov et 2.5% pour le libéral Bogdanov ! Le président de la commisison
électorale a déclaré que c'était faux, que Medvedev apparaîssait plus souvne tà l'écran en sa qualité de vice-premier ministre...
Toujours dans le Monde, l'analyste Stanislav Belkovski donnait une explication aux 75% d'intentions de vote pour Ledvedev : la totale indifférence de la population. "Les gens ne sont pas intéréssés par la politique. Ils savent bvien qu'ne Russie, le pouvoir se forme sans qu'ils aient besoin de donner leur avis"...
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O
Ours
26/02/2008 20:48
J'ai plutot l'impression que les russes aiment l'evolution de leur pays. Qu'ils apprecient qu'on les ecoutent a nouveau.<br />
En tout cas la population russe ne fuit pas son pays alors que dans le monde des gens de tellement de pays quittent massivement le leur.
Les droits civiques ont reculé en Russie, affirme Amnestyhttp://tempsreel.nouvelobs.com/depeches/international/europe/20080226.REU6975/les_droits_civiques_ont_recule_en_russie_affirme_amnest.html
Manon Loizeau avait réalisé un très bon reportage pour Envoyé spécial sur l'assassinat d'Anna Politkovskaia (désolé, pas sur de l'ortographe).Je vais enregistrer celui de 21h00.