A lire dans le Journal du dimanche l'entretien accordé par Gérard Depardieu aux journalistes Carlos Gomez et Danièle Attali. Il est à l'affiche de Diamant 13 dès mercredi.
Le comédien évoque notamment Claude Berri et Guillaume, tous deux décédés."J'ai vu Claude Berri sur son lit de mort, cette semaine. Il était calme, contrairement à sa vie qui était un tourment.
Son visage était reposé et délivré de ses soucis. Le visage de Guillaume, à la morgue, lui, était encore très dans son monde, crispé, torturé. Celui de Jean Carmet était très soucieux, celui de ma
mère très calme, de Pialat serein et fort. Yves Montand qui était grand, bizarrement, est devenu tout petit. La mort te donne un autre visage. Guillaume, lui, n'en avait pas changé. Il était comme
ses mots, comme sa poésie. C'était un vrai poète et il est mort comme un poète, en sachant tout ça".
A propos de sa carrière et de ses personnages, Gérard dit ne pas avoir de regrets."Tout ce que j'ai
fait, même ce que les gens appellent des merdes, je ne trouve pas que c'est forcément des merdes. Toutes proportions gardées, il y a plus de merdes maintenant".
Concenant le système, Gérard Depardieu souligne que ce sont les télévisions qui permettent à un film de se faire. Et par conséquent, il n'est pas sur qu'un type comme Bunuel pourrait trouver de
l'argent dans le système de production actuel. "Les types qui donnent de l'argent sont des cons. Or, si c'est un con qui te donne de l'argent, ton film sera forcément con..." De plus, il
ajoute à propos de la multiplication des films que ça tue la création.
Lors de l'entretien, le comédien dit avoir envie de quitter la France, et pas pour les impôts." Je voudrais ne pas avoir d'adresse en France, mais une adresse en Italie parce que j'aime
beaucoup ce pays. Comme ça je reviendrais tranquillement à Paris quand j'en aurais envie,. (...) En Italie, tu paies aussi des impôts. Je n'irais pas en Suisse, par exemple. Je ne fuis pas un
régime fiscal"