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Publié par Pascal 06/03 23h20






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Le journaliste Roger Gicquel est décédé à 77 ans des suites d'un infarctus, rapporte leparisien.fr, se fiant à une dépêche AFP.


Une partie du contenu de sa fiche sur Wikipédia :


Présentateur vedette du journal télévisé de TF1 de 1975 à 1980, Roger Gicquel a d'abord pratiqué le journalisme au Parisien libéré, en Normandie, durant sept ans. Ayant rencontré Roland Dhordain, le patron de la radio à l'époque, il effectue un bout d’essai à Paris avant de remplacer de temps en temps pour l'information de nuit le chevronné Raymond Mockel. Ecouté par la mère de Jacqueline Baudrier, il hérite de la revue de presse de 8h30 sur France Inter qu'il transforme en un « espace de pluralisme irréprochable ». Après l'éclatement de l'ORTF en 1974, Gicquel est propulsé à la présentation du journal de 20 heures pour lequel il n'a aucune expérience.

Soutenu par Emmanuel de la Taille, il parvient à vaincre son trac. TF1 lui a donné la consigne suivante : personnaliser le JT. Alors que naît la concurrence entre TF1 et Antenne 2, il faut identifier le journal. Chaque soir, Roger Gicquel introduit son journal par un éditorial dans lequel il donne son avis sur tout ou presque. Bien que cette personnalisation semble aujourd'hui dépassée, elle marque le passage à l'antenne de Roger Gicquel, regardé chaque soir par des millions de Français mais sa vision de l'information irrite : « Je prétendais qu'on pouvait ouvrir le journal sur un raz-de-marée dans le delta du Gange même sans images plutôt que sur la naissance d’un baleineau dans un zoo aquatique de Tokyo ».

Après le JT, Roger Gicquel occupe plusieurs postes sur TF1 avant de quitter la chaîne en 1986, au moment de sa privatisation. On le retrouve très vite sur France 3 Ouest où il anime En flânant, un magazine intimiste qui donne à voir une Bretagne souvent méconnue.

Après une riche carrière de journaliste et de producteur de télévision, Roger Gicquel choisit en 1997 la Rance pour s'y fixer et il ne cesse d'approfondir la passion qu'elle suscite en lui. Il reste notamment célèbre pour sa phrase d'ouverture du journal de 20 heures le 18 février 1976 : « La France a peur », qui soulignait l'émotion provoquée par le meurtre du petit Philippe Bertrand par Patrick Henry. Cette formule est d'ailleurs tronquée car quelques minutes plus tard il précisait que cette peur était un sentiment auquel il ne faut pas s'abandonner.


Photo, capture d'écran d'une publicité.






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