12 Septembre 2010
C'est aujourd'hui que s'achève le 12ème Festival de la Fiction TV à La Rochelle. Le palamrès a été révélé hier, et le grand gagnant est le téléfilm Frères. Il remporte les trophées du meilleur téléfilm unitaire, meilleure réalisation pour Virginie Sauveur et meilleure interprétation masculine pour Tewfik Jallab, précise le journal Le Parisien.
C'est une fiction créée pour France 2 : Nora, beurette 18 ans, est retrouvée morte dans un immeuble à l’abandon d’une cité de banlieue. Sa disparition violente va remettre en cause tout l’équilibre familial et exacerber les relations entre Mehdi et Radouane, ses deux frères aux trajectoires et aux tempéraments radicalement opposés. Alors que l’enquête de police patine, ils font une découverte qui va contribuer à faire basculer Mehdi, le « fils préféré », jeune avocat promis à un brillant avenir, et son grand frère Radouane, ancien drogué mal dans sa peau qui a un grand besoin de reconnaissance, dans un drame aux conséquences tragiques…
Scénaristes : Marine Francou, Omar Ladgham.
Distribution : Tewfik Jallab, Mhamed Arezki, Sabrina Ouazani, Samira Lachaab, Amina, Lahcen Razzougui, Céline Sallette, Victoire Belezy, Philippe Frecon, Didier Flamand, Laurence Roy, Olivier Claverie.
Du côté de l'interprétation féminine, deux ex-aequo : Amira Casar pour La femme qui pleure au chapeau rouge et Pascale Arbillot pour Un soupçon d'innocence. Ex-aequo aussi pour les hommes : outre Tewfik Jallab, Thierry Frémont est récompensé. Pour ses rôles dans La femme qui pleure au chapeau rouge et La vénitienne (Arte). Enfin, TF1 n'est pas bredouille : meilleure comédie unitaire pour Vieilles canailles. Avec le trio Brasseur - Berléand - Chesnais.
La femme qui pleure au chapeau rouge.
Réalisateur : Jean-Daniel Verhaeghe.
Scénaristes : Joëlle Goron et Jean-Daniel Verhaeghe.
Avec Amira Casar, Thierry Frémont, Judith Davis, Pascal Elso, Ariane Ascaride…
Dora Maar rencontre Picasso en 1935, elle a 28 ans et sa réputation de photographe avant-gardiste la précède. Lui a 54 ans et il est au sommet de sa carrière. Ils vivent une histoire d’amour passionnelle, mais le Minotaure va la détruire. Il lui demande d’arrêter la photo, et lui impose ses autres femmes. Il y a d’abord Olga, avec qui il est marié et a eu un fils, Pablo. Puis Marie-Thérèse, qui lui a donné une fille, Maya. Dora elle, est stérile, et se bat pour garder une place privilégiée au côté du maître. Elle est son principal modèle durant cette période, elle est « La femme qui pleure ». Pendant 7 ans, Dora suit au plus près la vie du génie, notamment la création du « Guernica » qu’elle photographie dans toutes ses étapes successives. Puis arrive une nouvelle femme auprès de Picasso, Françoise Gillot. Dora se retire à Ménerbes dans le Vaucluse où elle apprendra la mort de Picasso.
Un soupçon d’innocence.
Réalisateur : Olivier Péray.
Ecrit par : Sylvie Granotier et Olivier Péray.
Avec Pascale Arbillot, Mélusine Mayance, Carole Franck, Victoire Belezy.
Quand la Police arrive sur les lieux du meurtre, dans cette grande maison du bord de mer, un corps est étendu au bas d’un escalier et une petite fille de 11 ans, Julie, s’accuse du crime… Mais quel Crime ? Et comment en est-il arrivé là ? Le combat d’une mère pour retrouver la confiance de sa fille et l’innocenter.
Vieilles canailles.
Réalisateur : Arnaud Sélignac.
Scénariste : Claude Scasso.
Distribution : Claude Brasseur, François Berléand, Patrick Chesnais, Delphine Rollin, Nicole Calfan, Aladin Reibel, Zakariya Gouram.
Raoul, Martin et JP se connaissent depuis l’enfance. Ils ont été élevés dans le même orphelinat, puis ils ont viré malhonnêtes et ont monté de prestigieuses arnaques avec leur ami Sergio. Et ils se sont séparés. Vingt ans après, à l’automne de leur vie, ils se retrouvent sur la Côte d’Azur pour se venger enfin de l’homme qui a causé la perte et le décès de Sergio, Ségonzac. Pour l’humilier et le ruiner, ils montent une nouvelle arnaque. Ségonzac est un homme d’affaires avisé, pourtant, ils vont s’évertuer à lui vendre un terrain qu’ils ne possèdent pas et dont lui n’a pas besoin. Raoul deviendra pour l’occasion organisateur de jeux concours puis notaire, JP incarnera un employé du Ministère de l’environnement et un amateur d’art éclairé, Martin usera de ses talents de faussaire avant de s’improviser cambrioleur. Ils mentent, ils se mentent, ils jouent la comédie, ils inventent de nouvelles ripostes à chaque embûche, ils retrouvent même intact leur pouvoir de séduction amoureuse. Mais au-delà de l’arnaque, ils s’offrent surtout une seconde jeunesse. Ils se prouvent qu’ils ne sont pas si rouillés que ça, que leur avenir leur appartient. Et ils redécouvrent ensemble les vertus de l’amitié.
La Vénitienne.
Réalisateur : Saara Saarela
Scénaristes : Gilles Perrault sur une idée originale de Daniel Psenny.
Distribution : Thierry Fremont, Hélène Seuzaret, Catherine Samie, Lasse Pöysti, Laurent Terzieff, Brigitte Catillon.
Une vieille femme est assassinée. On la surnomme « La Vénitienne ». La police est face à deux hypothèses :
1. C’est une vengeance. La vieille femme était membre d’un groupe de résistants juifs. A l’époque elle a « parlé »…
2. La Vénitienne a blanchi de l’argent – beaucoup d’argent – pour un ministre soupçonné d’être l’un des intervenants d’une affaire de rétrocommissions.
Qui a raison ? A travers cette enquête, nous découvrons le regard de deux jeunes policiers d’aujourd‘hui sur la période 1940-1945 et sur la « Raison d’Etat ».
Photo : Tewfik Jallab et Lahcen Razzougui © France 2 / Giles Scarella
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