20 Mars 2022
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Près de 150 étapes en un peu moins de 500 jours (en décomptant la pause en France à mi-parcours), 96.638 kilomètres, 14 pays. Pierre Courade et Matthieu Lamarre relatent leur récent tout du monde dans le livre Adios les Bibaros, paru cette semaine. Un ouvrage édité par Arthaud et vendu environ 20 euros.
Vous vous couchez chaque soir en rêvant de tout plaquer pour arpenter le monde ? Pierre Courade et Matthieu Lamarre partageaient votre rêve et eux l’ont réalisé : quitter leur quotidien parisien, leurs parents, amis, collègues, leur job, leur appartement… pour un tour du monde d’une année et demie.
Au gré de leurs aventures parfois rocambolesques, de rencontres bouleversantes et de lieux enchanteurs, ces deux voyageurs donnent les clefs pour se lancer vraiment. Aujourd’hui, Pierre et Matthieu sont de retour. Où logent-ils ? Ont-ils trouvé du travail ? Leur chat Auguste les a-t-il reconnus ?
On dit qu’il n’est pas facile de reprendre pied après une telle aventure. Pierre et Matthieu en sont persuadés : ce périple les a libérés des inquiétudes matérielles et ils se sentent prêts à affronter toutes les situations. Peut-être même un nouveau départ dans quelques années.
Le début :
Paris, France, samedi 21 avril 2018
Éva et Pierre-Olivier sont de retour. C’est par une devinette sur Instagram qu’ils nous l’annoncent : « Quelle est notre prochaine destination ? » Nous leur répondons Cuba. C’est Paris. Nous osons à peine y croire. Ces deux amis sont partis en tour du monde en 2016. Nous avons suivi leur périple à travers les réseaux sociaux, constaté que leur voyage ne cessait de se prolonger, imaginé que leur vie serait à jamais nomade. Deux ans plus tard, voilà qu’ils nous donnent rendez-vous au Café Monkey, rue Réaumur, à Paris pour une soirée de retrouvailles.
Nous sommes une trentaine autour d’eux à les assaillir de questions : « C’était quoi votre pays préféré ? », « Le meilleur truc que vous ayez mangé ? », « La pire galère ? », « Le plus beau monument ? ». Nous les trouvons courageux, un peu fous aussi, d’avoir fait ça. Nous nous inquiétons déjà pour la suite. Maintenant, où vont-ils loger ? Comment réussiront-ils à trouver du travail ? On dit qu’il n’est pas facile de reprendre pied après une telle aventure, qu’on risque le coup de blues... Eva attend que le silence retombe : « Nous partons habiter en Haute-Savoie. Pierre-Olivier a trouvé du boulot dans une agence de pub en Suisse et moi je débute un CAP pâtisserie. J’ai toujours rêvé de faire des gâteaux ! » Ça leur semble évident. Nous leur découvrons une nouvelle assurance. C’est comme si ce périple les avait libérés des inquiétudes matérielles et qu’ils se sentaient prêts à affronter toutes les situations. Nous ressentons de l’admiration pour eux. Nous les envions aussi un peu. Faut-il envisager de suivre leur chemin ? Ce serait dingue. Nous nous couchons cette nuit-là avec des étoiles dans les yeux.
Actu des médias par 2 passionnés, amateurs. Et tweets perso.
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